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07.09.2006

Internet n’a rien compris à la quarantaine (2)

Je vous propose de continuer à découvrire mes trouvailles sur Internet à propos des femmes de quarante ans... Gloups !

 

 

Sur http://www.madamefigaro.fr :

Psycho

Plus belle aujourd’hui qu’à 20 ans

Sophie Carquain. Le Figaro.

Quarante ans, l’âge de la réconciliation. Les femmes s’acceptent, s’aiment et ça se voit. Bêtes de pub, icônes mode..., Elles sont plus que jamais objets de désir.

Sharon Stone devient l’égérie de Dior pour une ligne de soins à 48 ans, Demi Moore est à 44 ans celle de Versace, et Andie MacDowell vante à 47 ans les mérites de L’Oréal... La beauté aurait-elle changé de camp ? Finie la dictature de la starlette à l’épiderme lisse ? Si les quadras ont réinvesti les campagnes de pub, c’est qu’on assiste, selon le dénicheur de tendances Vincent Grégoire, “ à la réhabilitation de notions telles que le temps qui passe, l’expérience ”, voire même une certaine sagesse qui n’exclut plus la ride. Le discours prend d’autant mieux qu’il répond à une réalité. Interrogez les femmes de 35 à 50 ans : aucune ne vous répondra que 20 ans est le plus bel âge de la vie. D’après une étude menée par la marque Dove *, 91 % des 30 à 44 ans pensent que l’on peut être belle à tous les âges de la vie. “ L’étude nous conforte dans l’idée que plus on avance en âge plus on s’apprécie ”, souligne Delphine Peyrel. Comment peut-on se sentir mieux avec quelques rides au coin des yeux, une bouche un peu moins pulpeuse, des cheveux un peu moins brillants, et des rondeurs qui viennent parfois avec l’âge ? Tout simplement parce qu’à 20 ans on a peut-être la beauté du diable... mais que, écrasée par la tyrannie du 90-60-80, on ne s’en rend pas compte!“ On ne se compare qu’aux plus jeunes et aux plus belles, car la recherche d’identification à un idéal est un processus obligé de la construction de soi ”, commente le Pr Jean Bernard Garré **, chef de service au CHU d’Angers, et l’un des rares psychiatres d’hôpital à s’être interrogé sur la beauté. De plus, on vit encore dans une fragmentation de l’image du corps, “ qui est due à une carence narcissique, normale à cet âge-là ”, poursuit le spécialiste... Dans le miroir, on ne voit que ce qui n’entre pas dans la norme. Il faut du temps pour sortir des diktats et effacer le modèle Kate Moss ou Lætitia Casta. Du temps pour trouver ce qui nous va, apprivoiser sa couleur de cheveux, la bonne longueur de jupe. “ À 20 ans, les parties de shopping ressemblent à une quête du Graal, où l’on tente de se trouver soi-même. À 40 ans, on a fait la paix avec ça ”, note Maryse Vaillant, psychologue clinicienne, et auteur de “ Comment aiment les femmes ” (éd. du Seuil). Surtout, on a affûté son style, une “ alchimie secrète entre ce que l’on veut montrer de soi... et ce qui est perçu par l’autre ”, analyse-t-elle. Une sorte d’image globale – juste adéquation du psychisme et du physique, un jeu de caché-montré qui attise aussi la séduction.

Sereines de beauté
À la question “ Qu’est-ce qui vous permet de vous sentir belles ? ”, les femmes de l’étude Dove ont répondu à 88 % l’amour. Celui de l’homme, des hommes de leur vie, bien sûr, mais aussi “ l’amour de ce qu’elles aiment faire ”. Autrement dit cet élan qui résulte d’un choix, d’une passion, d’un engagement profond, qu’il soit artistique, intellectuel, sportif... “ Toutes les expériences de la vie (maternité, promotion, changement de carrière) jouent comme des renforcements positifs de notre identité, explique Maryse Vaillant, et dopent cette estime de soi qui manque tant aux plus jeunes. L’image de soi s’en trouve de facto améliorée. Ce sont autant d’expériences qui finissent par nous habiter, par donner un certain éclat au regard, à la peau. ”À entendre Élisabeth Weissman, coauteur avec Régine Lemoine-Darthois de “ Un âge nommé désir ” (éditions Albin Michel), les épreuves douloureuses pourraient aussi nous bonifier. Une maladie, un divorce, un pépin de carrière... une fois digérés, métabolisés, peuvent rendre plus éclatante. “ Ce sont des épreuves initiatiques, qui nous aident à percer le monde des apparences. Quand on se comprend mieux soi-même, on comprend mieux les autres. Et cela se voit. ” La beauté se rapprocherait donc d’une certaine sagesse ? C’est la raison pour laquelle l’expérience initiatique du divan peut opérer des métamorphoses. Les femmes passées par la psychanalyse en savent quelque chose : “ Au fil des séances, certaines transformations physiques peuvent s’opérer de façon très rapide, confirme le Pr Jean-Bernard Garré. Des femmes qui viennent malheureuses, tassées sur elles-mêmes acquièrent, libérées de leurs chaînes, un bien-être intérieur qui se voit. ”“Rien n’est plus séduisant qu’une femme lucide, qui connaît son désir, sait où elle va et ne quémande pas le regard de l’autre pour exister ”, souligne Élisabeth Weissman. Si quand on a 20 ans, le regard des hommes se pose sur les fesses, les seins, et fragmente le corps en “ petits objets de désir ”, renvoyant comme une “ menace de déconstruction de soi ” ; à 40 ans, au contraire, le regard désirant de l’inconnu croisé dans la rue nous dope. Non seulement nous n’en avons plus peur, mais il nous permet d’ajouter un soupçon de piment dans une vie amoureuse qui commence parfois à être bien réglée...
L’éclat des quadras
La mode suivrait-elle le même mouvement de mise en valeur de belles femmes matures ? Hermès les fait régulièrement défiler pour présenter ses collections de prêt-à-porter. Et, quand on regarde les clichés de Comptoir des Cotonniers qui mettent en scène les mères et leurs filles, on est frappé par l’éclat des plus âgées. La thématique de la lumière est d’ailleurs constamment reprise dans les publicités pour les beautés matures. “ Dans les campagnes de pub, explique Vincent Grégoire, il y a encore peu de temps, les femmes recevaient un projecteur en pleine face. Aujourd’hui, elles sont éclairées de derrière, et apparaissent comme des icônes bouddhistes, les yeux fermés sur leur intériorité. ” Cette “ photogénie de l’âme ” n’est pas qu’un artifice publicitaire. Elle existe aussi chez les quadras en chair et en os. Quand cette lumière intérieure se dégage de soi, elle apaise les traits, elle unifie les petits détails (rides, ridules...) qui soudain n’ont plus aucune importance. Plus encore, cette lumière crée un halo de bien-être, autant de bonnes ondes qui rendent formidablement magnétiques, attirantes. La beauté est soudain accessible à toutes... pourvu qu’on se donne les moyens d’être bien.

 

K.TL. : Première remarque : le dénicheur de tendances Vincent Grégoire est un homme ! Merci tout de même pour «  la réhabilitation de notions telles que le temps qui passe, l’expérience, voire même une certaine sagesse qui n’exclut plus la ride. »

« Une maladie, un divorce, un pépin de carrière... une fois digérés, métabolisés, peuvent rendre plus éclatante. » J’aimerais bien savoir combien de bougies a soufflées Élisabeth Weissman ! Et savoir si elle a subit l’espace d’une seconde les affres de la vie, s’est faite plaquée pour une jeunette ou une moins chiante. Ou a pour le moins récupéré un jour une bonne copine, mère de trois enfants, lourdée pour une pétasse au ventre lisse et aux seins galbés, sans enfant pour l’instant – car l’ex sèmera sans doute une quatrième petite graine dans ce ventre aux abdos irréprochables , personne n’en doute ! -, qui roule en 4x4 et mène une super carrière dans une super boite, le tout avec des mains qui n’ont jamais vu le Mir vaisselle ! 

« le regard désirant de l’inconnu croisé dans la rue nous dope » : je devrais peut-être déménager…

« cette lumière crée un halo de bien-être, autant de bonnes ondes qui rendent formidablement magnétiques, attirantes. La beauté est soudain accessible à toutes... pourvu qu’on se donne les moyens d’être bien. » J’ai encore du me planter en achetant les ampoules… et je me demande comment « être bien » après avoir passé mon mercredi à conduire petit chéri n°1 au caté, petit chéri n°2 chez un copain et géré les caprices de petite princesse qui veut mettre des bottes en caoutchouc alors qu’il fait 25° et que le soleil brille –si, si, ça arrive même en Normandie - , tout en ayant étendu le linge, fait le plein de bouffe, sans oublier de superviser les devoirs ni de longues conversations téléphoniques avec certains clients, conversations ponctuées de « Maman, ze veut faire pipi » et de « y en a marre de cette petite sœur, elle m’a encore cassé une voiture ! ».

Enfin, question cruciale, à laquelle je n’ai pas la réponse : quel est l’âge de la minette qui signe ce papier ?

 

Sur http://assemblee-nationale.fr/

Un sondage publié par le Figaro Magazine en septembre 2005 est éclairant. Pour 22 % des femmes interrogées, l'égalité entre les hommes et les femmes est à peu près atteinte en France, 76 % estiment qu'il reste beaucoup à faire et 2 % sont sans opinion. Depuis vingt ans, en matière de salaires, 58 % des femmes estiment que les choses n'ont pas vraiment changé, 8 % qu'elles se sont plutôt dégradées et 30 % qu'elles se sont plutôt améliorées. La priorité, pour 66 % des femmes, est d'améliorer la situation en ce qui concerne l'égalité des salaires et, pour 43 % d'entre elles, en ce qui concerne la possibilité de concilier le travail et la vie familiale. Enfin, 12 % des femmes seulement affirment avoir déjà eu le sentiment d'être victimes d'une discrimination dans leur travail en raison de leur sexe et 89 % affirment le contraire. En d'autres termes, les femmes sont traitées de façon illégale mais ne s'en rendent pas compte ou acceptent cette situation.

K.TL. : Merci infiniment à la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, pour ces données captivantes… Délégation qui conclue que nous sommes des cruches ! Quarante ans ou pas, d’ailleurs… Comme si on ne s’apercevait pas que nous avons des journées de dingues, que les mecs ont toujours des jobs en or et nous en bronze, voire en chocolat… Stoppons là tout commentaire car je vais une fois de plus me faire quelques ennemis. Et là, en plus, elles sont bien placées car siègent à l’Assemblée !

 

Je vous réserve encore d'autres saines lectures pour demain...

Etat d'esprit actuel : sur le point d'imploser tant l'ambiance dans ma tribu est cordiale après uen journée de classe. Le grand se sent "grand", le moyen râle et ne veut pas apprendre sa poésie et choupinette est complètement stone... On s'éclate ici ! Et moi qui rêve d'aller ce soir à un concert (le seul qui a lieu dans mon village chaque année)... Chant poliphonique moyen-âgeux. No comment,... on fait ce qu'on peut pour sortir !

Commentaires

Il y a quand même eu des progrès, je préfère avoir 40 ans aujourd hui qu'il y a 20 ans, où l'on se débattait avec sa culpabilité de travailler et de devoir gérer un ménage en même temps.
Aujourd'hui, en tous cas pour moi, impossible d'être femme au foyer, j'ai toujours travaillé, mais la règle d'or c'est que celui qui veut que sa chemise soit repassée, fait son repassage ( donc personne ne repasse ), et j'ai un mari génial qui fait sa part de corvées ménagères.
Par contre des ados à gérer, c'est une cata, enfin tu n'en es pas encore là.

Ecrit par : maazz | 07.09.2006

Moi je n'ai fait qu'une petite pause pendant deux ans et demie dans ma carrière... pas question non plus d'être femme au foyer, mais... mon bureau est chez moi ! Mon mec m'aide mais bosse à 80 bornes d'ici et à l'étranger. Autant dire qu'on n'a pas choisi la simplicité. Je ne suis pas en colère contre tout (pas tout à fait) mais trouve simplement que l'on (on = la société) exige beaucoup d'une nana de 40 ans !
Bon courage pour la gestion des ados, moi je n'en suis qu'aux bagares pour le choix du parfum du petit suisse !

Ecrit par : KT | 07.09.2006

Pour répondre à votre question, la minette qui a signé ce papier a 43 ans et 3 enfants!

Ecrit par : Sophie Carquain | 01.10.2006

Merci Sophie de cette info. Une chose est certaine nous sommes donc toutes deux concernées par la quarantaine ! Ouf... Mais encore une petite question : adhéréerz-vous à 100% aux propos d' Élisabeth Weissman et de Vincent Grégoire ? Je suis, j'en conviens très curieuse... et un peu beaucoup râleuse...

Ecrit par : KT | 03.10.2006

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