Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Maman, pourquoi tu ne bosses pas ?

    Qui dit parité, sous-entend trop souvent féminisme... A tort. On peut chercher à améliorer la situation des femmes françaises sans pour autant vouloir reléguer les hommes aux fourneaux ! Il est indéniable, qu’aujourd’hui, nous devons progresser, ne serait-ce que dans le domaine des gardes d’enfants, véritable casse-tête pour les mamans...

    Aux chers petits têtes blondes qui oseraient demander à leur maman : « dis pourquoi, y a que papa qui travaille ? », les réponses peuvent être multiples :

    - Maman est heureuse de s’occuper de toi et des tes frères et sœurs.
    - Maman ne trouve pas de travail car elle a plus de quarante ans, trois enfants... Et les entreprises n’aiment pas trop engager des « vieilles dames » qui ont des petits !
    - Maman voudrait bien travailler mais refuse de bosser en étant moins bien payée qu’un homme...
    - Maman voudrait bien travailler, mais il faudrait vous faire garder. Cela coûte cher... Finalement je travaillerais pour gagner trop peu d’argent et il faudrait que je courre tout le temps....

    Chacun le sait, mais tout le monde semble l’ignorer : le problème principal pour les mères de famille est celui de la garde des enfants, et ce qu’elles travaillent ou non. Aujourd’hui, il est nécessaire de développer les systèmes de gardes : crèches, haltes-garderies, services à la personne, etc.

    Première idée : modifier les conditions d’accès aux haltes-garderies. Si une femme ne travaille pas, elle n’a quasiment pas accès aux gardes en journée continue, mais... a autant besoin qu’une autre de souffler !

    Encore une idée « lumineuse » - née d’un constat simple - : les horaires des crèches et haltes-garderies ne sont en rien claqués sur les horaires de travail (à moins d’avoir un employeur hors pair...). Pourquoi, donc, ne pas développer des crèches à horaires « décalés » ? Ouverture à 6 heures du matin et fermeture à 22 heures.  Il en existe quelques-unes en France, pour le plus grand plaisir des parents qui ne sont plus stressés à l’idée que Petit Chéri risque de se retrouver au commissariat de police, si « flutte de zut, on arrive pas à avancer avec ces bouchons ! » ou si « fixer au dernier moment la réunion, à 17h,... On voit bien que le boss n’a pas d’enfants ! ». Nombreuses sont les femmes qui peinent à trouver, mais doivent avoir recours aux baby-sitters et nounous  pour assurer la garde de leurs chers petits en attendant l’ouverture des structures spécialisées, ou après leur fermeture. Résultat : des frais énormes et pour certaines, une fois ces charges déduites, un gain mensuel est de trois cents euros, essentiels néanmoins pour le foyer. Les employeurs ont également tout à gagner dans de tels projets (créateurs d’emplois !) : des études prouvent que cette amplitude d’horaires entraînerait la fidélisation des employées, moins de stress au travail, et... moins d’absentéisme en entreprises.

    Si les services publics ne peuvent répondre à toutes les demandes de gardes d’enfants, pourquoi ne pas inciter les entreprises à développer des crèches inter entreprises, en leur offrant des crédits d’impôts ? Et les petites entreprises ? Elles pourraient se regrouper pour créer une crèche commune et bénéficier des mêmes avantages. Qui dit crèche d’entreprise dit également moins d’absentéisme des femmes et plus grand investissement dans le travail !
    Les employés des centres commerciaux ont souvent des horaires sans nom. Il y a là encore de rares exemples de création de structures pour les tout-petits qui permettent aux parents de travailler le cœur plus léger... Mais aussi aux clients de ne pas avoir Petit chéri dans les jambes pour faire leur shopping ou remplir l’insatiable caddie ! Il y aurait également possibilité de développer dans ces centres commerciaux les services à la personne.

    Et pour les enfants plus grands ? Les services périscolaires des écoles primaires et maternelles  devraient être ouverts de 7h du matin à 19 h. Pour ce faire, encore des mesures incitatrices et l’introduction de ce critère dans la D.G.F (dotation globale de Fonctionnement de l’Etat vers les communes)...

    On peut également proposer la gratuité de l’accueil des enfants dans ces garderies pour les mères de famille isolées qui partent en formation. L’aide actuelle est tellement limitative qu’elle ne permet pas à ces femmes de payer la garde, donc... de partir en formation !  Coût pour les communes ? Rien ou si peu...

    Une dernière idée « lumineuse » ? Elargir, dans les structures de service à la personne, les gardes d’enfants à horaires atypiques, qui peuvent être liées  à des déplacements professionnels ou un parcours de formation.

    L’adage dit « Petits enfants, petits soucis. Grands enfants.... ». Peut-être... Mais libérer les femmes du casse-tête chinois que représente la garde des enfants, c’est leur donner accès à une vie moins stressante, leur donner les moyens de trouver du travail ou de s’investir professionnellement, voire... politiquement !

    N.B. : Merci à Danielle J. pour ses idées !

  • Sentiment de solitude... partagée

    7h45, mercredi matin... Les deux plus petits dorment encore, par je ne sais quel miracle. Cher et tendre est parti depuis un moment bosser "à la capitale". N°1 colmate devant un dessin animé avant de filer au collège. Et moi je lis mes mails... Êtrange sentiment de lassitude en ce mercredi matin... Sentiment que les choses n'avancent pas. Moi qui aime piquer des coups de gueule, râler contre les injustices, ruer dans les brancards, ce matin je suis perplexe : personne ne semble interressé par le sujet de la parité. Ce sujet doit emmerder les gens en place et paraître insurmontable à ceux qui ne le sont pas. Ce sujet doit faire peur aux femmes qui ne veulent être taxées de féministes. Au diable les étiquettes ! Faites un tour dans une cité, discutez avec les femmes qui y habitent... et vous comprendrez peut-être... Mais, il est vrai que seule et guère soutenue, l'idée semble folle...

    Je dois sûrement persister. Au moins pour Michèle et Mme D. (voir autres notes dans Politiquement... (in)correct). Mme D, je vais vous raconter brièvement son histoire. Elle a 47 ans. Dix enfants, dont le plus jeune a 11 ans. Six d'entre eux vivent sous le même toit. Six le week-end, cinq en semaine, car l'une de ses filles, âgée de 26 ans, est placée dans un centre pour handicapés cinq jours sur sept.
    Mme D. est arrivée dans la cité en 1982. Née au Sénégal, elle a la nationalité mauritanienne par son mariage. Elle est la première épouse de M. D. La vie se déroulait quasi normalement aux Tours du Levant pour Mme D. Puis son mari a été mis à la retraite. 800 euros par mois - hors les sommes versées par la CAF, l'APL,... En tant que première épouse, c'est à Mme D de travailler pour assurer le quotidien de son mari, de ses six enfants, sans oublier celui de la seconde épouse et de ses enfants - seconde épouse qu'elle semble assez contente d'avoir réussi à faire déloger dans un pavillon à quelques kilomètres :o) -.

    Depuis 2003, Mme D. a décidé de prendre les choses en main. Car, elle a une sacrée volonté, cette immense femme ! Elle suit deux fois par semaine des cours de français. Son accent prononcé ne me permet pas de comprendre tout ce qu'elle raconte d'un premier coup, mais... Elle veut arriver à lire. Elle VEUT s'en sortir. Huit mois de formation financé par la CNASEA, intitulée "Personnalité des savoirs" :-((
    Durant cette formation, elle a fait trois stages répartis sur huit semaines : chez ED et dans un établissement qui accueille des enfantts handicapés. Depuis, RIEN. "On me dit toujours : il faut trouver du travail, mais on ne peut rien pour vous". Mme D.ne veut pas s'avouer vaincue... et puis elle a charge d'âmes ! Son rêve ? S'occuper d'enfants. Nous discutons un bon moment, histoire de voir ce qui est réalisable... Et pourquoi pas s'occuper des petits occidentaux de la cité ? Aller les chercher à l'école, les garder après l'école... Oui, mais il faut un agrément pour avoir le statut d'assistante maternelle. Mme D. n'est pas à court d'idées : "demain, je vais demander la nationalité française, car maintenant il n'y a plus de seconde épouse à la maison. Après..." Après, ellle veut faire les démarches pour avoir cet agrément. Les occidentales des Tours pourront alors faire garder leurs enfants, et bénéficier pour ce faire des aides légalement prévues. Elles seront plus dispos pour trouver un job et Mme D. apportera au foyer l'argent attendue par toute sa famille. L'idée est simple. Nous l'avons construite toutes les trois, Mme D., Michèle et moi. J'ai eu des news hier : Mme D. est allée se renseigner en mairie. A suivre !
    Je vous présenterai Michèle dans les jours à venir... si le sujet vous branche !

     **************

    Petite note supplémentaire du soir, histoire d'amener chacun à méditer... :

    En France, l'Assemblée nationale compte 75 femmes sur les 575 sièges pourvus (pour un total de 577), soit 13%. 
    Aau Sénat, 58 femmes pour 331 sièges pourvus (17,5%).

  • Dans la hotte de la Mère Noël

    Une petite astuce du soir pour Mère-Noël fauchée : je fais des courses sur des sites de ventes privées. Des jouets avec plus de 50% de réduc. Idem pour des objets de déco, de la bagagerie, etc. On peut même trouver des outils style perceuse et cie, pour les mâles bricoleurs ou les nanas qui aiment ou qui doivent oeuvrer puisque ces messieurs ont tellement de boulot, qu'il faut, sinon, attendre six mois avant de pouvoir accrocher une étagère au mur de la chambre de Petit chéri !

    Mes adresses :
    http://www.vente-privee.com
    http://www.rushcollection.com
    http://www.achatvip.com

    et les rares ventes sur Orange.fr

    Ma préférée : la première. Seul truc : s'assurer de la date de livraison, histoire de ne pas se retrouver avec une hotte à sec !

    Autre astuce : faire une virée régulièrement sur les sites d'Aldi et Lidl, et s'abonner à leur newsletter, histoire de voir si cela vaut le coup de faire un raid dans le magasin. Il y a parfois des trucs sympas. Un puzzle de 1000 pièces pour moins de deux euros : qui dit mieux ?

    Pouh... parler shopping, cela fait aussi partie de la vie et cela change de la... politique !  Mais ne vous inquiétez pas, je ne baisse pas les bras quant à mon projet de parité...  A suivre !  :o))