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  • Un étrange mélange

    flag_europe.jpgDans mes veines coulent un étrange mélange... Du sang poitevin (du vrai, pas comme Ségo !), vendéen (vous savez celui des Chouans insoumis !), mais aussi normand. Normande, profondément attachée à cette région riche en diversité, en histoire, en patrimoine culturel, etc., voilà ce que je suis. Normande, mais fière d'être française. Française, mais fière d'être née sur un continent aussi riche en diversités que l'Europe.

    Européenne... je viens de réaliser que je le suis depuis toujours. Toute petite (ou quand j'étais déjà petite, diront certaines mauvaises langues), j'aimais ces vacances, dans la maison familiale au fin fond de l'Eure. Vacances au cours desquelles je retrouvais mes cousins qui vivaient en Allemagne. Nous avions notre "jargon", que seuls nous comprenions. Mélange de français et d'allemand, le tout ponctué de "Heula", empruntés à nos copains normands ! Aujourd'hui encore, il m'arrive de m'adresser à mes enfants avec des mots d'ailleurs... Bercés par l'histoire de Suède, je me revois, fascinée, regarder le mariage de Karl Gustav à la télé. Nils Olgerson m'a emmenée sur ses ailes et Fifi Brindacier m'a fait partager mille et une de ses bétises...

    J'ai tout d'abord silloné la France et ses paysages variés avec mes parents, avant de pousser plus loin. Merveilleux souvenirs de la Schwartzwald sous la neige. Sans parler de ces plages portugaises où pas un touriste ne venait à l'époque. Immersion chez l'habitant, avant la révolution des oeillets. Séjour linguistique en Ecosse... Seule, j'ai baroudé dans quelques "pays de l'Est", peu de temps après la chute du mur de Berlin. Toujours avec ce sentiment, enfoui au fin fond de moi, que toutes ces cultures découvertes depuis l'enfance ne faisaient qu'une.
    "Qu'une ? Mais elle est folle !"
    Richesse de la diversité, richesse de la multiplicité, richesse de nos langues si variées et colorées... Ne faire qu'un tout en étant différent. Ne faire qu'un en allant à la découverte de l'autre... Voilà ce qu'est pour moi ce pari magique de l'Europe !
    Je crois qu'aujourd'hui je peux dire que dans mon sang coule depuis longtemps cette fascination pour la richesse de l'Europe, synonyme de paix, d'ouverture, de compréhension, d'humanisme... sans pour autant être utopique ni fleur bleue ! ;o) simplement en croyant en l'homme...

    NB : la chef de file Nouveau Centre dans notre belle région n'est autre que Brigitte Fouré. Avec elle, allons plus loin pour l'Europe ! Allons vers une union européenne plus proche de chacun...

     

  • Pour la paix des hommes - témoignage

    Je viens de recevoir un mail que je VEUX partager avec tous. Celui de l'un de mes "petits" frères. Petit Frère pour lequel j'ai tremblé... :

    Ceci est le témoignage d'un phénomène naturel auquel j'ai assisté dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier 2009. Celui-ci fut suffisamment exceptionnel pour qu'il soit nécessaire d'en relater les principaux faits. Il constitue selon moi un avertissement sévère et autoritaire qu'il serait judicieux d'entendre.

    La soirée s'annonçait douce dans le sud des Landes. Il faisait chaud, curieusement chaud pour un soir d'hiver. La futaie immobile laissait passer le bruit des vagues. Une houle hivernale déferlait comme à l'accoutumée sur le flanc des dunes. Un étrange silence enrobait le paysage et les pins, pilastres occitans, veillaient comme de bons gardiens à la tranquillité des lieux. La faune, étrangement absente, semblait avoir brutalement évacué les sous-bois.
    Chacun avec l'arrivée de l'obscurité vaquait à ses dernières occupations quotidiennes, et chacun se préparait à s'enfoncer paisiblement dans la nuit. Chacun s'apprêtait à plonger dans un rêve singulier sans se douter qu'au milieu du songe, surgirait de l'océan le plus inattendu des invités, le plus cruel  des fantômes, le plus terrible des spectres. Il arriva brutalement, sans prévenir, en un seul jet continu et mue par une force considérable, comme un troupeau d'animaux  jetés au galop. Il rasa tout sur son passage.

    Image 1.PNGA quatre heure du matin, précisément un souffle rauque pénétra soudain la forêt.
    Il ne s'agissait pas du bruit du vent, il s'agissait d'autre chose, d'un phénomène indescriptible et terriblement angoissant.  Il s'agissait d'un cri,
    d'un hurlement. On eut dit d'abord qu'une déferlante plus puissante que les autres et infiniment plus grosse s'abattait sur nous. On entendit le bois plier, les arbres craquer sous la pression du vent, puis les branches battre comme si les pins, devenus fous, lançaient leurs  longs bras dans le vide pour s'agripper au vide avant que de tomber. Ils succombaient sous l'assaut brutal, et lorsqu'une bourrasque s'abattait sur le sol, nous paraissant plus effrayante que la précédente, elle n'était qu'une prémisse à la suivante plus monstrueuse, plus gorgée d'énergie, plus assoiffée. La vie, plaquée au sol, écrasée, gémissait.

    Image 2.PNGNous  attendions l'instant ultime où le vent aurait atteint la force nécessaire pour nous emporter tels des fétus de paille. Fort heureusement il n'a jamais atteint cette vitesse bien qu'il l'ait frôlé souvent. Oui ! Oh oui ! Nous avons bien cru que rien n'arrêterait la bête immonde. Chaque salve tombait comme un éclair chargée de feu et tournoyait ivre dans l'air. La mer, gonflée elle aussi, martelait méthodiquement le pavé et faisait résonner ses tambours.  La nuit sourde était devenue lumineuse. et nous avons compris.
    Au petit matin, hagards, nous avons constaté les dégâts. Autour de nous, mutilée, suppliciée, la forêt comme un soldat vaincu offrait ses plaies béantes.
    J'ai vu dans son regard un oil accusateur, et je ne saurais dire alors quel sentiment exact s'empara de moi et se mélangea à la peur, mais je crois bien, trois jours après, qu'il s'agissait d'un sentiment de culpabilité.
    Puisse ce phénomène ne jamais se reproduire, pour la paix des hommes.

    Pierre-Axel
    Labenne, sud landes.
    27/01/09

  • Mon pull bleu

    Il est des nuits qui n'en sont pas. Nuits au cours desquelles les étoiles de l'Europe se mèlent au fier lion qu'arbore le drapeau normand. Elections... Les points d'interrogation se transforment en point d'exclamation. Les visages se superposent, souriants ou accablés. La montagne et la mer. Les arbres qui s'envolent. Ces mains. A qui sont-elles ? Les éléphants n'ont plus peur des souris. Le feu ne s'éteint plus avec de l'eau. Enchevêtrement. Et toujours ces putains de chiffres rouges qui me narguent sur le réveil... A chaque sursaut. A chaque éveil. Il est des nuits qui n'en sont pas. Des matins brouillard et ralenti. Alors j'ai mis mon pull bleu, ce pull marin en laine, rugueux et chaud...