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  • Ma lettre au Père-Noël

    pere-noel-ski.jpgCher Père-Noël,

    il est un peu tard pour t'adresser ma lettre. Mais tu es si magique à mes yeux que je pense que tu trouveras le moyen de la lire et peut-être même de m'apporter l'un de mes rêves dans mon soulier !

    J'aimerais, cher Père-Noël, que tu m'aides... Juste un petit peu. Un chouillat !
    Que tu m'aides à faire comprendre aux gens que je connais, aux gens que j'aime (ou non), aux inconnus que j'entends, qu'ils ont tous les moyens d'avoir des petites étoiles dans les yeux. Des petites étoiles qui leur rendront la vie plus belle, qui les aideront à regarder leur entourage avec des lunettes pailletées de rose.
    Oh, ce n'est pas très compliqué à faire à mon humble avis. Donne-leur juste le moyen d'oublier leur course éfreinée au confort, au tout à 10 000 %. Ils en oublient de vivre. Apprends-leur à savourer des petits instants de bonheur.
    Il neige dehors ? Ils glissent sur les trottoirs en courant d'une bouche de métro au bureau. Donne-leur la clé de se souvenir de leurs sensations d'enfant ! Quel bonheur de déraper, de faire de la luge sans luge, d'avoir froid aux pieds car ensuite on sait qu'on pourra les mettre au chaud ! Fais-leur oublier de râler, de se plaindre s'ils ont le bonheur d'avoir une maison chauffée.
    Ils ne peuvent aller faire leurs courses de Noël en temps et en heure, toujours à cause de la neige et du verglas ? Ils pourront fêter Noël le 26, le 27 décembre... Quand ils le souhaiteront ! Et tant pis s'ils n'ont pas leur hotte remplie. Noël c'est avant tout un état d'esprit. Point de cadeaux ? Alors la joie de partager un bon moment avec ceux que l'on aime ! Pas besoin de faire la course à celui qui fera le plus rougir sa carte bleue ! Une maison décorée, confortable, qui sent bon le chocolat chaud ou la cannelle... Tout simplement...

    Voilà Père-Noël... J'aimerais juste que tu réapprennes aux gens à savourer la vie. Elle est si belle quand on sait la regarder... Il faut juste en prendre le temps. Ne pas vouloir l'impossible. Savoir dire bonjour, savoir sourire, même quand on a tête pleine de préoccupations professionnelles ou personnelles. Apprendre à écouter sans trop juger car l'autre peut cacher un trésor de gentillesse sous un visage hargneux. Ouvrir les yeux tout grands sur un joli ciel, comme on le voit souvent en Normandie - c'est pas pour des cacahuètes que les impressionnistes sont venus squatter chez nous ! Ecouter le silence, se délecter d'un lit tout chaud quand dehors il fait froid...

    Merci Père-Noël... Je t'embrasse super fort et t'envoie plein de boules de neige !

    Karin... que beaucoup qualifieront de naïve et d'utopiste... tant pis pour eux :) Je leur souhaite à tous un Joyeux Noël !

  • Nouveauté !

    Photo_H.MORINcadre.jpgTerminer l'année par une nouveauté ? Why not ?!
    Alors... roulement de tambours...
    Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...
    Je vous annonce que prochainement ce p'tit blog accueillera une nouvelle rubrique.

    Son titre ?... Je vous laisse le choisir :
    - 2011-2012 : le temps de l'action
    - 2012 mode d'emploi
    - En route pour 2012
    - 2012

    Votez en cliquant ici !

    Bien entendu, dans cette rubrique je ne vous parlerai pas de recettes de confitures, ni des exploits de ma tribu, et encore moins de mes prises de tête en 3D avec ou sans neige, avec ou sans saleuse... Non ! Juste d'Hervé Morin et du Nouveau Centre :)

  • La question...

    coeur.jpgCe soir, tandis que ma tribu dînait du bout des dents (l'appétit reviendra quand les microbes se seront fait définitivement la malle), j'épluchais des topinambours.
    Oui, je sais cela n'a rien de captivant ni de bien sexy d'éplucher des topinambours. Puis le mot "topinambour" est bien plus joli quand c'est Madeleine qui le prononce : "topotambours". Mais... Mais c'est la réalité vraie... le quotidien... Et en épluchant mes légumes, une oreille tendue vers les échanges de mes Zamours, l'autre vers la radio qui parlait de la situation en Côte d'Ivoire, mon esprit vagabondait...
    Il vagabondait vers d'autres horizons... Pas par besoin de planter là topinambours et enfants... Non, juste parce que cela fait du bien de s'envoler parfois. S'envoler vers des points d'interrogation. S'envoler retrouver des visages rencontrés dans une autre vie...
    Il vagabondait quand la question est tombée. La question "de la mort qui tue".
    Madeleine : "Maman, mais c'est quoi ton vrai métier ? Tu travailles pour le Nouveau Centre ou tu es journaliste ? Les garçons m'ont dit que quand j'étais petite tu étais une journaliste, c'est vrai ? C'est chouette comme métier, ça !"
    Depuis... depuis je gamberge.
    Mon vrai métier ?
    Mon vrai métier, c'est celui que j'ai toujours voulu faire.
    Celui qui me mettait des étoiles dans les yeux quand j'étais - déjà - petite.
    Celui qui m'a permis de ressentir cet immense frisson en franchissant le seuil de la Maison de la Radio pour y faire ma première pige pour RFI.
    Cette fameuse Maison de la Radio que Papa m'avait fait visiter quand je n'étais pas encore au collège, en me disant : "Quand tu seras grande, tu travailleras peut-être là !"
    Aujourd'hui, ma jolie vie m'a éloignée de mes carnets de notes, des caméras et des micros.
    Aujourd'hui, ma jolie vie ne m'a pas enlevé l'amour de l'autre...
    Car mon vrai métier, c'est d'aller à la rencontre des gens. De les écouter. De comprendre leurs mots pour mieux les expliquer. De rapporter leurs maux sans les juger.
    Alors... journalisme ou politique ?
    Ils se retrouvent parfois. Ils se brouillent d'autres fois.
    Mais je sais que porter, rapporter les espoirs des uns, désespoirs des autres, c'est mon métier, ma vie...
    Au fait... Je suis loin, très loin de cette vie, puisque, là je ne fais que m'étaler, me répendre, me gerber sur ce pauvre petit blog. Et cela d'ailleurs depuis quelques années - peut-être trop d'années... je ne sais plus -. Et je ne suis rien... si je ne vis pas pour les uns ou les autres.