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  • Rien qu’une journée ! - Tribune

    Chaque année, c’est la même chose. Chaque année, durant 24 heures, on en entend parler. Beaucoup ! Même trop jusqu’à l’overdose. Le lendemain, le train-train reprend le dessus et les femmes retombent aux oubliettes ou presque !


    Certes, la Journée internationale de la Femme permet de mettre le phare sur les difficultés quotidiennes des femmes des quatre coins du monde. Pas de parité pour l’accès à l’école primaire dans 40 % des pays (62 % quand il s’agit du secondaire). Tout près de chez nous, en Europe, pas de parité des salaires (elles étaient payées en moyenne 16,4% de moins que les hommes en 2013) ni dans l’accès aux postes à responsabilité. Etudes, économie, santé, violences, politique : la balance ne pèse pas en faveur des femmes, loin de là !

    Mais cette année, j’ai hurlé (de bonne heure et non de bonheur !) en écoutant la radio. Ce 8 mars 2015, une station consacrait la plupart de ses émissions aux femmes ! Soit 24 heures sur les 8 765,81277 heures que compte une année ! Je ne sais combien de fois j’ai entendu le mot femmes, en avalant mon thé matinal. Puis le pire arriva. J’entendis ces mots « Le Prix de la Femme Chef d'Entreprise » ! Pourquoi le pire ? Juste une question de logique : comment voulez-vous que l’on prétende vouloir accéder à la parité si on décerne des prix en faisant une différence entre UN et UNE chef d’entreprise ? En France nombreuses sont les femmes qui clament devoir faire deux fois plus preuves de compétences pour avoir la même reconnaissance qu’un homme. Lutter contre le « machisme économique et entrepreneurial » ne serait-il pas plus efficace si les femmes se prenaient pour des hommes et faisaient juste ce qu’elles ont à faire ?
    Pourtant, loin de moi l’idée de partir en croisade contre les pages roses et les pages bleues des catalogues de jouets : je suis persuadée que les couleurs des pages ne changeront rien mais que l'enjeu réside essentiellement dans l'éducation qu'hommes et femmes apportent à leurs enfants, aujourd'hui ! Chaque femme de demain se construit au sein de sa famille. Ulcérée, j’ai éteint la radio pour faire un gâteau avec l’un de mes fils, tandis que ma fille bricolait avec son papa.


    Karin Tourmente-Leroux 
    Secrétaire nationale à la Famille
     
    Tribune publiée dans la newsletter du Nouveau Centre en date du 9 mars 2015