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Humeurs - Page 5

  • Avance...

    Elle avance. Lentement. Titubant. A pas comptés... Assomée.
    Elle avance car elle le doit. Sans savoir où elle va. Juste pour avancer. Juste pour ne pas s'écrouler.
    Elle avance car elle leur doit.

    Elle leur doit : à leurs sourires, à leur amour, à leurs fous rires, à leur innocence.
    Elle leur doit : à leurs engagements à ses côtés, à leur amitié.

    Elle avance sans penser. Sans réfléchir à l'après. Car qui peut dire ce que sera ce putain d'après ? Y-aura-t-il un après ?
    Elle avance minute après minute, au rythme des secondes... Juste pour... sans regarder le temps qui défile... sans regarder le temps compté... Juste pour eux, juste pour elles.

  • Délirs d'humeurs

    vent-rafale.jpgHumeurs... Bonne ou mauvaise ? Sans humeur. D'humeur taciturne. D'humeur joyeuse.

    - De quelle humeur êtes-vous ?
    - Mais je ne répondrai pas ! Cela ne vous regarde pas ! Mon humeur est à moi... rien qu'à moi ! Puis... bon... en fait... Je ne sais pas ! Je crois que ce soir je suis d'une humeur versatile. Boudeuse. Heureuse. Râleuse. Joyeuse.
    Humeurs changeantes... au grè du vent qui hurle dans les cîmes des arbres, au grè du vent qui s'infiltre dans mon antre me glaçant le sang... Je ne supporte plus le bruit de ce vent qui rythme mes journées et mes nuits depuis deux jours. M'entrainant dans sa folie. Me noyant dans ses tourbillons. Ce vent venu d'ailleurs. Ce vent venu d'autres horizons que je ne verrai pas, clouée devant cet écran depuis de longues heures. Depuis trop longtemps... Une fenêtre s'ouvre sur mon écran. Une issue de secours ? Une porte entrebaillée vers des mots sans voix... et sans issue. Puis, les volets claquent. Je me retrouve seule dans mon bureau, toujours et encore face à cet écran, avec le vent. Toujours le vent. Et ces "clip-clap" de mon clavier dans une maison silencieuse, où petits et grands se sont réfugiés dans le néant du sommeil.
    Demain... Demain, j'irai respirer à plein poumon ce vent de liberté. J'irai courir dans le vent. J'irai braver le vent. J'irai crier au vent de m'emporter loin. J'irai souffler au vent d'ouvrir mille fenêtres. Le temps d'un instant...

  • "Je nous aime !"

    DSCN2170.JPGCes dernières semaines, j'ai pleuré. Beaucoup. Trop. Des larmes de rage. Des larmes de colère. Des larmes de points d'interrogation... Mais, hier soir, j'ai réalisé que mes larmes n'en étaient pas ! Que mes larmes ne rimaient à rien...
    Hier soir, j'ai simplement découvert un petit garçon bouleversé à la sortie de l'école.
    Un petit homme qui, dans la voiture, serrait les dents, faisait semblant de sourire à mes blagues Carambar.
    Un petit garçon qui, une fois notre nid douillet retrouvé, a éclaté en sanglots.
    Ce petit bout d'homme, mon petit homme, du haut de ses 11 ans, venait d'apprendre que la jolie petite fille pour laquelle son coeur battait depuis la rentrée était amoureuse... de son meilleur ami. Des larmes d'une douleur sans nom. Les larmes d'un premier chagrin d'amour...
    Ne souriez pas ! Il n'y a rien de risible dans ce chagrin, tant il était violent, tant il était humain. Mes câlins n'y ont rien fait... Les larmes perlaient à mes yeux devant tant de tristesse... Mon enfant, ma chair avait mal... A force de mots doux, de mots d'amour, mon petit Colin a retrouvé peu à peu le sourire. Forcé ou pas ? Je ne le sais toujours pas avec certitude... Peut-être pas, puisqu'il m'a dit, une fois ses larmes séchées : "Maman, on est bien à la maison ! Je nous aime !"