03.11.2009

Juste là...

En sirotant une tisane au coin du feu - et oui, je sais parfois faire des pauses -, j'évoquais avec Cher et Tendre la fuite du temps. Sans nostalgie, aucune. Juste un constat...
Il y a bientôt 17 ans, nous avons ensemble fait le pari de tenter de vieillir ensemble. Pari fait devant nos familles, devant nos amis, et Dieu. Un pari, car rien n'est jamais gagné... Un pari, car lorsque l'on conjugue la vie à deux rien n'est acquis...

Sourires... "Presque 17 ans... déjà !" "On ne s'est pas ennuyé !" "C'est passé si vite !" "En 17 ans, on a fait trois merveilles : nos monstres !" "J'aimerais vieillir avec toi !"...

Certes, je peste et je râle souvent, après Cher et Tendre... comme après tout le monde d'ailleurs !
Certes, aux journées grises et tumultueuses succèdent des moments de complicité et de sérénité...
Ici, la vie n'est pas un long fleuve tranquille... sinon je m'ennuierai ferme à regarder la pluie tomber à travers mes fenêtres... ;)
Une vie ponctuée de... ponctuée de vie tout simplement !
Avec des instants de solitude, des questions parfois, mais toujours cet amour de la vie qui reprend le dessus et emplit notre maison !
Merci Cher et Tendre. Merci pour ces 17 années, et toutes ces années je l'espère à venir, au cours desquels tu continueras à me soutenir dans mes délirs, à écouter mes rêves les plus fous, à me mettre en garde contre mon tempérament de feu, à me faire rire et pester...
17 années... marquées dès les premiers jours par cette douleur sans commune mesure, lorsque l'autre homme de ma vie, l'homme qui m'a donné la vie, nous a quitté. Tu étais là... Sans pouvoir me raisonner. Sans pouvoir me consoler. Juste là... solide quand moi je flanche, zen que je m'enflamme,... Mon contraire en tout, pour mon bonheur. 

24.08.2009

Atterrissage au ralenti

Atterrissage au ralenti... Trois semaines de vacances. Une parenthèse nécessaire en tribu. Une parenthèse sans souris ni clavier ou presque. Une parenthèse au rythme du soleil de l'Ouest de la France... sans montres ni obligations.
Atterrissage au ralenti, mais également difficile. Là tout de suite maintenant, mes petits monstres doivent se chamailler sous la haute surveillance de Grand-Ma, ou préparer pelles et épuisettes à crevette sur la côte normande, en attendant le retour du soleil... Ici, la maison est vide. Trop vide. Les dossiers sont là, sur mon bureau. Me faisant des clins d'oeil ou des appels du pied pour que je me penche sur eux... Oh, puis ils peuvent bien patienter deux minutes de plus... Je devrais avoir tout terminer ce soir... mais seule, j'aurai tout le temps de tout boucler !
Cette semaine sera rude, je le sais... Mes petits monstres ailleurs - finalement sans le stress du boulot, sans obligations et sans horaires, ils sont presque des anges, mes Zamours ! - , et les Universités d'été Nouveau Centre - Jeunes Centristes à Agen, avec un départ dès jeudi. Nous serons nombreux, centristes, humanistes, amoureux de l'Europe, à nous retrouver sous le soleil du Sud-Ouest... Une fin de semaine qui ne sera pas de tout repos, loin de là... surtout côté coulisses...
Allez, zoup ! Oust ! N'anticipons pas sur une semaine de rentrée scolaire sur les rotules (surtout que ma jambe gauche n'est toujours pas solide !) ! Tout ira bien ! Tout va bien ! :))

20.07.2009

Des vies qui riment avec souris

44234331_21451066.jpgPerplexe... je crois que c'est le mot juste.
Perplexe pourquoi ? A quel sujet ?
Rien d'important... et pourtant ! Face à mon écran, je m'interroge sur ces nouveaux réseaux sociaux qui se multiplient sur Internet.
Certains diront "beh, tu n'as qu'à pas t'inscrire..." ou "débranche... passe à autre chose !"
Pour mon taf, je me dois d'y être. Mais sur Facebook, j'assiste à du grand n'importe quoi ! Impression étrange et dérangeante d'être devant une vitrine dans laquelle sont exposées toutes les détresses humaines. Chacun tente de vivre par procuration, par clavier interposé. Un clic pour dire j'aime ou j'aime pas. Un autre pour entrer en contact avec un pseudo ami qui n'a rien d'un véritable ami : un nom, un statut, une photo... Une vie virtuelle qui fait oublier à chacun qu'il n'a plus le courage de dire bonjour à son voisin, qu'il n'ose plus sourire à un SDF pour l'encourager dans la dure journée qui l'attend... Chacun se mêle de tout. Chacun y va de son commentaire... Je participe, certes, à ce jeu de rôles. Mais j'ouvre grand les yeux. J'assiste à un spectacle qui ne me plait pas, dont chaque jour le message semble se brouiller... 
Je sais que la réalité n'est pas là.
Règlements de comptes. Commentaires déplacés. Vulgarité. Etats d'âmes d'êtres qui semblent avoir oublié qu'ils sont humains, qu'ils ont une âme...
Etrange dégoût. Comme une nausée qui m'envahit. Pourtant, je continuerai à regarder cette vitrine de leurs vies. Des vies qui sonnent creux. Des vies qui riment avec souris...
Je ne refuse pas en bloc les nouvelles technologies, les nouveaux concepts de communication. Loin de là. Je suis juste mal à l'aise devant cet outil chronophage qui semble être essentiel, voire existentiel, pour bon nombres. Se jeter sur son écran pour voir si des commentaires  ont été laissés. Lire avidement ce que chacun des contacts va écrire... Je me suis laissée prendre au piège. Mais aujourd'hui j'ose dire "Non !", "Stop !"... Un grand déballage de n'importe quoi... Jusqu'à une photo prise dans une baignoire ! J'hallucine ! Dérives... lentes mais certaines. Jamais décriées, jamais condamnées. Sans pudeur, sans humour, chacun jette sa pseudo vie aux regards et critiques des autres...
Utiliser Facebook pour créer un réseau professionnel, pourquoi pas ? Pour assurer la promotion d'un événement ou d'un article ? Oui. Pour fédérer des individus autour d'un projet ? Sans problème !
Mais... Non au harcellement de commentaires acerbes. Non, aux messages archi perso affichés sur cettte vitrine commerciale. Non, aux essayages de robes de mariées étalés en photos, démolissant toute la magie du jour J. Non,... tout simplement non à cette impudeur sans nom... Mais oui, à mes amis, mes vrais que j'ai pu retrouver grâce à Face de bouc. Des amis éparpillés aux quatre coins du monde. Des amis qui s'envoient un "Coucou" entre deux dossiers, sachant que ce simple"Coucou" sera riche et chargé de sens. Une amitié ponctuée de coups de téléphones, de pauses café... Une amitié vraie qui n'a rien de ces échanges immatériels qui leurrent certains, qui les amènent à croire en ces "relations virtuelles"...

 

17.07.2009

Rataflutte :))

Ambiance automnale... Pluie, tempête... Flambée dans la cheminée...
Les "monstres" sont hilards devant une bétise sur M6.
Unis comme les doigts de la main.
J'aime entendre ces rires qui fusent dans la maison.
Ambiance automnale... Refuge dans ma cuisine pour ne pas entendre tomber la pluie. Bocaux de citrons confits : un petit air d'été !
Week-end en tribu à l'horizon.
J'aime l'imprévu. Deux coups de téléphone et zoup, la maison sera pleine !
Repenser les menus. Réviser la liste des courses (que fera sans doute Cher et Tendre demain car je suis un chouillat clouée chez moi avec une stupide entorse ! Zut de flutte de rataflutte !).
Zieuter le calendrier des foires à tout - j'adore... j'en ai bien fait avec des béquilles, donc pourquoi pas sur une jambe ?
Imaginer un petit tour à Rouen pour le fascinant spectacle des Pixels : on ne sait jamais je vais peut-être arriver à marcher sans "ouille, aïe" très rapidement !
Parties de Nain jaune avec mes monstres... encore et encore... (Ce sera le jeu de l'été 2009 pour nous !)
Le tout en croisant les doigts qu'il n'y ait pas d'urgences boulot... Avec le strict minimum de web... un tout petit peu mais surtout pas trop !
Le tout sans politique. L'actualité dans ce domaine semble encore hésiter entre plage et parlement... Allez, messieurs les élus, un petit effort... : optez pour les tongs ce week-end, juste pour me faire plaisir et me laisser dans ma bulle normande, loin des projets de lois, des discussions, des...
Ambiance automnale... Les rires continuent de plus belle... J'aime cette vie qui envahit la maison, mais arrive néanmoins à pas feutrés jusque dans dans mon bureau. Rires qui se mèlent à une chanson que j'écoute en boucle depuis quelques minutes...


Bon week-end... :))

08.07.2009

Là, tout de suite, maintenant,...

Là, tout de suite, maintenant, je voudrais m'envoler, m'évader...
Une mouette. Rieuse ou pas. Mais une mouette. Sentir, respirer, l'immensité de la mer. Là, tout de suite, maintenant.
Coup de barre. Paupières lourdes. Envie de... rien. Juste de rien. Là, tout de suite, maintenant.
Pourtant ma journée est loin d'être terminée. Encore un dossier à peaufiner. Encore un sujet à suivre sur le web. Encore du linge à ranger. Encore... Là, tout de suite, maintenant.
Allez, zoup, une petite pause chocolat et tout va reprendre son cours.

Zoup !

Ah, suis ravie d'avoir appris aujourd'hui qu'Hervé Morin, président du Nouveau Centre, sera chef de file pour les élections régionales de 2010 en Haute-Normandie. Notre région. Nos terres. Nos racines !

03.07.2009

A une vitesse sans nom

Vendredi 3 juillet... déjà ! Ces douze derniers mois me semblent être passés à une vitesse sans nom. Et ce même si parfois, immobilisée avec mon genou en compote, j'ai trouvé le temps long... Une parenthèse qui m'a appris à regarder les choses autrement, à relativiser, à... Non ! Je ne vous mentirais pas en écrivant "à me zénifier"... Pourtant... Les heures succèdant aux heures, je me surprends à ne plus confondre grain de sable et montagne, vaguelette et tsunami...
Mes trois petits monstres sont en vacances. Petits qui grandissent à vue d'oeil. Si vite ! J'avais peur de les voir mûrir, de les voir prendre peu à peu leur envol...
Je me revois, il y a 10 ans, inscrire mon n°1 en Petite section de maternelle. Hier je l'inscrivais au lycée. Il a grillé quelques étapes, mais... le temps est passé à une vitesse sans nom.
N°2 fera ses premiers pas en 6e en septembre prochain. Je souris en le revoyant gigoter comme un beau diable dans sa couveuse, débranchant tous les fils qui le reliaient aux alarmes. Le temps est passé à une vitesse sans nom.
N°3, elle, poursuit ausi son petit bonhomme de chemin, ayant fait fî des craintes de son instit sur son passage de moyenne section en CP. Tête de pioche - bon sang ne saurait mentir, je sais -, elle sait maintenant lire, jouer avec les chiffres. Je ressents encore ce tout petit bout de femme, blottir sa toute petite tête au creux de mon cou pour s'endormir. Si petite. Le temps est passé à une vitesse sans nom !

Le temps est passé à une vitesse sans nom... Il me faisait peur,ce temps qui filait. Aujourd'hui, je l'ai adopté. Je suis fière comme un coq une mère poule de ma couvée qui apprend à s'envoler. Je suis là pour les épauler, les accompagner... Et je suis fermement convaincue que là est le rôle d'une Maman*. Les aider tout en leur donnant, en leur montrant des limites, sans pour cela qu'ils renoncent à leurs rêves, oh, non ! Les aider en leur donnant les clés nécessaires à vivre leurs rêves les plus beaux, les plus fous.
Et si les parents, tout en  se donnant les moyens d'écouter les rêves de leurs enfants, s'efforçaient de leur expliquer qu'il existe des devoirs et des droits, les gnouks n'auraient pas besoin d'un arrêté municipal pour arrêter de zoner le soir, comme à Mazamet. Je ne condamne pas l'équipe municipale  qui a dû décrêter un "couvre-feu" dans cette petite ville du Tarn pour les moins de 14 ans. Pas du tout ! Mais je trouve déplorable que les parents renoncent à leurs devoirs...

* et d'un Papa aussi, bien sûr, mais comme c'est moi qui gribouille sur mon clavier...

16.06.2009

Jamais contente ?

chair.jpgUne course contre la montre... Voilà ce qu'est ce mois de juin... Un emploi du temps digne de celui d'un ministre. Jongler entre le boulot, les spectacles de fin d'année, les pots organisés par les assos, par le caté, les dossiers qui sommeillaient tranquillement depuis des mois et qu'il faut soudainement boucler avant l'été, les rendez-vous kiné, les voyages de classes aux horaires à la noix (départ à 7h30, retour à 19h), les... Les pages de mon agenda se noircissent à la vitesse grand V. Le temps ne m'appartient plus... et même si j'aime courir, là, c'est... too much ! Je passe devant mes chaise-longues sans pouvoir gouter à leur confort. Je zieute un bouquin sans avoir la force de l'ouvrir...
C'es ainsi chaque année, me diront les Mamans... Je le sais !
Mais chaque année, je suis surprise par cette accumulation. Cet été, j'oublierai. Nous remprendrons un rythme plus serein... Encore 15 jours à tenir, puis les enfants envahiront la maison. Fini le calme d'une maison que je suis la seule à hanter dans la journée. Les cris succèderont aux fous rires. Les "Maman, je ne saispas quoi faire" s'enchaineront aux "Maman, puis-je... ?", ou aux "Maman, il m'a dit que... Ouin !" Ambiance estivale, auberge espagnole que j'ai hate de retrouver... pour mieux attendre - ou savourer ?- la rentrée et la course aux inscriptions, le retour du pénible carcan des horaires à respecter, les cartables et les trousses incomplètes, les gouters partagés dans la cuisine, les "Si, il faut que tu fasses tes devoirs, main-te-nant !".... Jamais contente ? Non... Heureuse, juste un peu dépassée, comme d'hab' !

27.05.2009

Comme ça...

skn_banner.jpg
Quelques pivoines... j'adore !
Dans mon jardin, elles sont encore en boutons.

21.05.2009

J'aimerais ajouter...

Voulant vérifier un truc machin chose sur ce pauv' petit blog, j'ai cliqué sur une de ses pages... Je l'ai relue. J'ai souri. J'avais jeté ces mots sur la toile, il y a plus de deux ans... Rien n'a changé :

Si j’étais :

Une couleur ? Le bleu.

Un oiseau ? Une hirondelle.

Un arbre ? Un sapin car il reste le même de saison en saison.

Un animal ? Une lionne.

Une senteur ? Mademoiselle Coco de Chanel.

Une saveur ? Le chocolat.

Un pays ? La France.

Un lieu ? La Bretagne.

Une direction
? Droit devant.

Une chanson francophone ? "Le dîner" de Bénabar.

Une chanson anglophone ? "Don’t lose my number" de Phil Collins (!)

Un instrument ? Le clavecin.

Un outil ? Un marteau (pour taper là où ça fait mal !)

Un métier ? Journaliste.

Un parfum ?
Celui d'un gâteau au chocolat qui sort du four.

Une fleur ? La violette.

Un élément ? Le vent.

Une planète ?
La Terre.

Un livre ? "Les malheurs de Sophie" de la Comtesse de Ségur.

Un héros de fiction littéraire ? Gaston Lagaffe.

Un alphabet ? Celui d’extraterrestres !

Un objet ? Un téléphone (!!!) ou un ordinateur...

Une pierre ? Le diamant.

Une arme ? Les mots.

Une langue ? Le français.

Un signe du zodiaque ? Lion.

L'Enfer ou le Paradis ? Le purgatoire.

Un son ? Le souffle du vent.

Un musicien ? Samuel Barber.

Un vêtement ? Un jean.

Une boisson chaude ? Un thé au lait, sans sucre s'il vous plait !

Une boisson froide ? Un citron pressé, pour son côté acide à atténuer avec un soupçon de sucre.

Une boisson alcoolisée ? Un bon Bordeaux, chambré à point.

Un symbole ? La main d'un enfant dans celle d'un adulte.

Un film ? "La septième compagnie" ("le bouton rouge sur le bouton rouge, le bouton noir sur le bouton noir")

Une ville ? Rouen = un mini Paris côté shopping + un écrin en architecture.

 

Aujourd'hui, j'aimerais ajouter :

- Une attitude ? La franchise... trop sans doute ;)

- Un sentiment ? Tous ! Passionnément, sans limites.

- Une envie ? Aller toujours plus loin et tant pis pour... les préjugés, les cancans, les cons, les barrières, les tabous, les emmerdeurs :)

- Un pouvoir ? Celui de vivre mes rêves !



20.05.2009

Dans mon monde...

"In the world I'm building, everybody shouts hello to everybody else from their car windows. People have speakers attached to their chests that pour out music so you can tell from a distance what mood they're in, and they won't be too chicken to get naked when the rain comes."

Lu sur le cd de Jason Mraz "We sing, we dance. We steal things"

 


Dans mon monde, aussi les gens se disent bonjour Ils osent se parler. Ils osent se sourire. Ils osent s'aimer. Ils osent... sans craintes ni tabous... Juste parcequ'ils vivent...

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