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conjugal

  • Tu ne pouvais pas l'admettre

    Ces derniers jours, je n'ai pas eu le temps de rester branchée sur une radio. Pas le temps ni d'éléments pour commenter l'actu. Juste de boucler les dossiers tout en supervisant la tribu, et en conjuguant le tout avec mon investissement perso pour ma commune et... les femmes.
    Depuis que je suis élue, j'ai rencontré deux femmes, victimes de violences conjugales. Un instant d'écoute. Quelques n° de téléphone donnés pour mieux les orienter...
    Cette violence me révolte ! Pas obligatoirement physique (ou alors "on" cogne mais sans laisser de traces...), mais surtout, et pire peut-être, psychologique... Persécution verbale pour faire dégringoler sa femme au fond du trou. Allusions perfides. Mots persiflants... Toujours plus loin. Pour qu'elles partent. Pour qu'elles abandonnent le domicile conjugal.
    Dire non à cette violence, pour ces femmes, c'est faire preuve de force et de courage. Oser en parler, c'est un grand pas à faire. C'est savoir mettre sa fierté de côté. "Cela fait deux ans que cela dure. Pourquoi, n'ai-je pas réagi avant ?" "Car tu espérais. Tu pensais que ce n'était qu'un mauvais moment, une violence passagère... Tu ne pouvais pas l'admettre : c'est normal. Quand on se marie, ce n'est pas ce que l'on imagine de la vie à deux ! Tu voulais sauver ton couple, pensant que c'était toi qui avais tord..." Des mots. Simples. Logiques, mais qui ne sont pas obligatoirement inscrits dans la logique de toutes ces femmes. Jusqu'au moment où... Jusqu'au moment où elles décident de prendre leur vie en main, de ne plus être l'objet de la jubilation de leurs compagnons.