Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

evreux

  • Sur le terrain... dans le 27 !

    Parité, du concret, sur le terrain, dans mon beau département de l'Eure !
    Que fait  Evreux, ville magique où le relooking de la ville se voudrait rivaliser avec le Palais royal  (JL Debré y habite dans le luxe d'un appart à tout petit prix) ? Que fait Evreux pour les femmes ?  A Evreux,  aucune crèche "à horaires décalés" sur la zone commerciale où travaillent surtout des femmes ou encore à la Madeleine - tristement célèbre pour ses voitures brûlées lors des émeutes des banlieues -  !
    C'était en projet en 2001 ! Un projet lancé par Danielle Jeanne, et... c'est toujours en projet, mais sur une zone franche où les entreprises se "font du beurre" en ne payant pas de charges, et en oubliant les conditions de travail du personnel féminin !

    Parité, du concret, sur le terrain, dans mon beau département de l'Eure ! Encore...

    Par ailleurs, pourquoi les CCAS (Centre communal d'action sociale) ne jouent-ils pas leur rôle pleinement dans nos petits villages ? Pourquoi, tels des entêtés loin de la réalité, des maires de petits villages n'appliquent-ils pas des tarifs de garderie en fonction du quotien familiale, et ne prennent-ils pas ainsi en charge le surcoût de la gestion des garderies péri-scolaires par les communautés de communes ? Peut-être aiment-ils voir des enfants, la clé autour du cou, rentrer chez eux, sans Maman ni Papa à la maison ? Peut-être aiment-ils voir ces enfants tomber peu à peu dans la délinquance ? Non, je ne délire pas... Hélas !... Un gamin de 10 ans a été interpelé pour diverses effractions très récemment. Il rentre tout seul, chez lui, le soir, depuis que nos tarifs de garderie ont augmenté de 400%. Les institutions ne peuvent suppléer à l'éducation que doivent donner les parents, mais elles pourraient peut-être aider, non?

  • Partager un espoir

    Lundi 12 mars, François Bayrou est venu dans l'Eure. Pour des raisons professionnelles et militantes, je devais le suivre durant toute sa visite. Rendez-vous en gare de Bernay en tout début d'après-midi. Une nuée de journalistes descend du train. Flashs, caméras, des images, des images, il ne faut pas louper une seconde du déplacement du candidat à la présidentielle. Quitte à en oublier certaines règles de corrections (mais je ne polémiquerai pas sur le sujet, faisant partie de la corporation !...).
    On saute dans les voitures. Dans la mienne, des élus locaux (heureusement que j'avais eu la bonne idée d'aspirer les miettes des pains au chocolat dévorés en roulant par mes monstres...) et la personne chargée de la sécurité de François Bayrou. Objectif, donc : ne pas lacher d'un centimètre la première voiture ! Top, on va vivre quelques minutes de la vie de Starky et Hutch. Déception... on roule tout à fait normalement. Pas question de faire d'excès de vitesse... Bon, l'agent de sécurité est quand même hyper sympa, tout en restant discret au sujet de son taf. J'ai quand même su que "escorter François Bayrou, c'est exceptionnel. Dans cette campagne, on vit autre chose. Il n'y a pas d'agressivité à l'égard du Président de l'UDF, car il ne génère pas d'agressivité." Voilà, côté indiscrétion... si l'on peut parler d'inscrétion !
    Direction Serquigny, où toujours sous escorte de flashs et caméras de France et de Navarre, nous visitons le Centre de Recherche, Développement, Applications et Techniques de l’Ouest (CERDATO). Autrement dit labos et usines travaillant à la création et à l’amélioration de matières plastiques pour le groupe Arkema, l’un des leaders mondiaux en industrie chimique. C'est là, qu'un grand photographe (par sa taille et non par son savoir-vivre) m'a gentillement "télétransporté" car je le génais (attrapée par chaque épaule, je me suis retrouvée à 50 cm de là où j'étais...). Passons...
    Revoiture, direction, cette fois la salle polyvalente de la petite commune de Courbépine. Là est réunie une quarantaine d'agriculteurs. Ca discute OMC, taille des exploitations, etc., autour d'un verre de cidre... normand ! après la réunion, je me ballade des uns aux autres. Tendant toujours l'oreille. Les journalistes (dont certains sont des copains de mes copains- le monde la presse est tout petit ! -, avec lequels nous évoquons avec un brin de nostalgie l'ambiance des rédactions, d'il y a 10-15 ans), les journalistes, donc, sont contents du déroulement de l'après-midi. Se régalant "d'être à la campagne par une belle journée ensoleillée" (et encore, ils n'ont pas vu les vaches !!!) et de la disponibilité de François Bayrou qui se plie avec amabilité au jeu des questions-réponses et des photos prises "là, devant l'arbre". Les agriculteurs, eux, sont ravis, "bluffés de voir à quel point il maîtrise le sujet". Photos avec certains, pour l'album de la famille...
    Revoiture, direction Evreux. on est à la bourre sur le planning, mais... on roule toujours tranquillement (rapés de chez rapés mes rêves de séries américaines à la noix !).
    Conférence de presse pour les journalistes locaux. Puis on se rend à pied à la halle des Expositions. Là, j'ai le souffle coupé : la salle est pleine. Un petit frisson... Tout le monde est debout. La musique cartonne. Et chacun applaudit, crie "François Président" ! Ils sont là. Ceux qui ont pris les tracts qu'on leur distribuait quelques jours avant sur les marchés. Ce couple de nouveaux militants qui s'est démené pour tracter dans tout son village malgrè son âge. Ce jeune militant PS - dont je ferai la connaissance après dans un bistrot du coin-, "venu pour se faire une idée car Bayrou est très dangereux pour Ségolène". Ces hommes et femmes handicapés, installés au premier rang, pour voir celui qui incarne l'espoir. Ces parlementaires qui ne voulaient pas râter l'occasion de marquer une fois encore leur soutien à François Bayrou. Ces militants qui se démènent, que j'ai arrosés de mails et de coups de fils pour organiser le tractage durant les deux ou trois semaines précédentes (merci à eux pour leur patience à mon égard !). Ces élus ou futurs élus locaux qui tout comme les 3000 personnes présentes savent que l'avenir de la France, la sortie de l'ornière est incarnée par l'homme qui est sur scène...
    Je ne vous parlerai pas du contenu du discours de François Bayrou, que vous trouverez sur son site. Mais je voulais partager avec vous ces instants d'émotions, qui me font dire que le militantisme a du bon (quelque soit la cause que vous défendez... sauf si vous tombez dans les extrèmes, quand même). Que le militantisme est aussi rassurant : cela fait du bien de partager. Partager un espoir, partager des idées, partager un combat. C'est, à mes yeux, jouer la carte de la citoyenneté et se battre pour les autres, ces hommes et ces femmes au bord de la route, ces hommes et ces femmes désabusés, ces hommes et ces femmes... qui vivent à côté de nous !