17.01.2008
Mon choix...
Hier, lors de la présentation des voeux du Nouveau Centre par Hervé Morin, au siège rue de Grenelle, quelqu'un (... un Zomme !) m'a demandé avec aplomb et sérieux :
- Pourquoi vous engagez-vous ainsi dans la vie politique ? Vous avez, en tant que mère, mille autres choses passionnantes et enrichissantes à faire ?
J'ai été polie.
Je lui ai répondu calmement - vive les gouttes anti-stress ! - : "Pour les femmes des cités, celles qui n'ont pas ma chance et pour ma fille* qui va bientôt avoir 5 ans, Monsieur ! Et ce, sans aucun féminisme..."
Je pourrais ainsi expliquer pendant des heures ma motivation, mais il se fait tard...
Ce genre de réflexion, aujourd'hui, me donne des ailes... Des ailes pour conjuguer un emploi du temps de plus en plus complexe avec mon principal métier (celui de Maman), avec mes zamours, avec mon job, mes amis,... avec la vie que je me construis. Je n'incrime personne quand je m'arrache les cheveux dans une course contre la montre. C'est un choix.
Aujourd'hui, je suis candidate en tant que conseillère municipale dans mon village (faut quand même pas viser trop haut et "complexifier la situation côté agenda" !). Et cette candidature, à si petite échelle soit-elle, me fait dire que je peux faire, à si petite échelle cela fusse-t-il, bouger les choses... pour elles !
* la petite fée du post précédent...
23:50 Publié dans Politiquement... (in)correct ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : femme, politique, parité, égalité, homme, nouveau centre, hervé morin
04.01.2008
Tout est dit
Voilà ce que je ne voudrais pas être :
Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.
Tu vois, j'suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.
Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon.
Tu vois, j' suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.
C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
Une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.
Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond
Moi je tourne en rond, je tourne en rond
(Je suis un homme - Zazie)
18:56 Publié dans Politiquement... (in)correct ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homme, femme, politique, enfants, famille, nouveau centre
24.11.2007
Non aux coups... et à toute violence
Dimanche 25 novembre : Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égar des femmes.
A lire :
le document et plan d'action, présenté le 21 novembre par Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité et vice-présidente du Nouveau Centre :
Douze objectifs pour combattre les violences faites aux femmes
Pour info :
Valérie Létard lance un appel au rassemblement le dimanche 25 novembre 2007 à 11h au Trocadéro sur le Parvis des droits de l'Homme.
17:35 Publié dans Parité : du concret ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, politique, violence; enfants, travail, homme, famille, nouveau centre
04.06.2007
Au clair de la lune
Au clair de la lune, mon ami Pierrot.
Prêtes-moi ta plume, pour écrire un mot...
Pierrot s'est envolé. Pierrot m'aide à écrire ces mots. Avec ou sans plume. Juste avec un clavier et ses quelques touches.
Pierrot, c'est cet homme qui s'est fait la malle vers d'autres lieux. Mes enfants diraient qu'il est au ciel. Lui, l'ami Pierrot, préfèrait sans doute d'autres mots.
L'ami Pierrot, c'est ce grand oncle. Mon grand oncle que j'ai redécouvert aujourd'hui, jour de son inhumation. Mon grand oncle, c'est LE grand homme que j'ignorais. Pour moi, Pierrot rimait tout simplement avec bon vivain, bonnes blagues, résistance et... rugby !
Aujourd'hui, j'ai redécouvert une grande figure du monde du ballon ovale.
Aujourd'hui, j'ai redécouvert un grand nom de la Résistance, au niveau national.
Aujourd'hui, j'ai découvert un grand nom du Parti communiste.
Autant de découvertes qui riment avec une grande leçon de vie, une grande leçon de morale et d'humanisme...
Jamais cet homme n'a étalé ses faits de guerre. Jamais cet homme n'a abordé avec hargne la politique.
Voilà ce qui a marqué cette journée... Je me revoyais quelques jours plus tôt lire des mails emprûnts d'acide. Je me revoyais quelques heures plus tôt écouter les uns cracher sur les autres... me posant des questions sur politique et cruauté.
Ce soir, je sais qu'idées et idéaux peuvent ne pas faire l'objet de déchirements, de haine et de méchancetés... mais tout simplement de convictions et d'humanisme...
Merci Pierrot !
22:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : parti, communiste, politique, homme, femme, résistance
22.05.2007
Plus que deux ans
Lu sur Métro.fr :
Encore du chemin avant l'égalité salariale hommes-femmes, promise pour 2009
L'égalité salariale entre les hommes et les femmes, promise par le gouvernement "dans les deux ans maximum" sous peine de sanctions, a jusqu'ici peiné à se concrétiser dans les entreprises, malgré un bilan annuel imposé par la loi, avec des écarts qui dépassent parfois 20%.
Le nouveau ministre du Travail Xavier Bertrand a affirmé lundi qu'il y aura "des sanctions" si l'égalité n'est pas atteinte au terme des deux ans et que, pour les entreprises non conformes, "il y aura la possibilité pour l'inspection du travail de transmettre ces cas de discrimination".
L'égalité salariale hommes-femmes sera le thème d'une des quatre conférences sociales de rentrée annoncées par Nicolas Sarkozy. Il faudra "prendre en compte le fait que, parfois, les femmes n'ont pas eu le même parcours professionnel" que les hommes, en raison de la maternité, a précisé M. Bertrand.
Relancé début 2005 par le président Jacques Chirac, le thème de l’égalité salariale hommes-femmes avait abouti en mars 2006 au vote d'une nouvelle loi complétant la loi Génisson de 2001, qui oblige les entreprises de plus de 50 salariés à négocier sur l'égalité professionnelle, et l'accord interprofessionnel signé par les partenaires sociaux en 2004.
La négociation sur les salaires que l'employeur doit engager chaque année, vise aussi en principe désormais à définir et programmer des mesures pour supprimer avant fin 2010 les écarts hommes-femmes.
Mais les lois tardent à se concrétiser.
Seuls 30 textes conventionnels dans les branches professionnelles abordaient l'égalité hommes-femmes en 2005, moins qu'en 2004.
Le salaire horaire moyen des femmes est inférieur de 19% à celui des hommes et de 11% "à caractéristiques identiques", indiquait la Dares (ministère de l'Emploi) il y a un an.
Dans les quatre premières années de vie active, le salaire net médian des femmes à temps complet est inférieur de 5% à 23% à celui des hommes, selon l'Insee.
Or, les inégalités se creusent en cours de carrière.
Seul un poste de cadre sur quatre environ était occupé par une femme en 2002, pour un salaire inférieur de 20%, notait début mars la Dares, en pointant l'impact de la "situation familiale".
Même diplômées des grandes écoles, les femmes obtiennent un niveau de responsabilité moindre que les hommes dans leur carrière, encadrent des équipes moins importantes et sont moins payées, confirmait en février une enquête publiée par Grandes Ecoles au féminin. Les diplômées gagnent 18% de moins en début de carrière et 24% de 46 à 50 ans.
Facteur aggravant, les femmes sont quatre fois plus nombreuses que les hommes à temps partiel "subi" (900.000 environ en 2005), d'après l'Observatoire des inégalités.
A durée de travail, formation, expérience et fonction égales, l'écart dû à une "discrimination pure" serait de 7% et 11%, selon les études.
Le "moindre investissement supposé" des femmes dans le monde du travail conduit les entreprises à leur confier moins de responsabilités, ce qui crée des écarts salariaux et incite les femmes à se replier sur la sphère domestique, justifiant "a posteriori" l'attitude des employeurs, a expliqué Michel Glaude (Insee).
Sortir de ce "cercle vicieux" suppose des interventions publiques pour faire bouger l'entreprise et la politique familiale, prônait-il en mars.
Dans cette optique, M. Bertrand a évoqué lundi le besoin de "prendre en considération la question de la garde d'enfant", via un "droit opposable".
Par Isabelle CORTESPARIS (AFP)
© 2007 AFP
20:13 Publié dans Parité : du concret ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : femme, homme, égalité, politique, sarkozy, centre, nouveau
12.02.2007
Ségolène, laisse nous choisir !
Hier soir, j'ai jeté rapidement un oeil sur les propositions de Ségolène Royal. L'une d'elles a immédiatement retenu mon attention et provoqué ma colère : l'école obligatoire à 3 ans ! Non mais, de qui se moque-t-elle ? Le mot obligatoire me choque... A trois ans, nos tout-petits sont réellement tout-petits... Les femmes au foyer doivent être libres de choisir si elles veulent ou non scolariser leurs enfants. L'obligation me fait hurler ! Je ne pourrais plus, moi qui pourtant travaille, choisir de mettre ou non Choupette à l'école un après-midi.
Aujourd'hui, ma petite Lolotte (qui a eu 4 ans hier) tousse comme une perdue. Cet après-midi, elle restera au chaud, jouera dans mon bureau (tant pis pour les conversations téléphoniques boulot qui risquent d'être ponctuées de "Maman, ze croit que tu dois m'aider à faire mon dessin !"). J'ai le choix de la mettre ou non à l'école et je veux le garder ! Si Ségolène est présidente Lolotte devra aller à l'école, à moins que je n'ai un mot d'excuse valable, autrement dit un certificat médical ! Ségolène a-t-elle prévu de développer le nombre d'assistantes ? le nombre de classes déjà surchargées ? le nombre de médecins qui devront faire des certificats pour un oui ou pour un non - médecins déjà trop peu nombreux dans nos campagnes ?
Je veux garder la liberté de choisir pour mes enfants.... et Ségolène Royal veut m'enlever cette liberté...
10:26 Publié dans Politiquement... (in)correct ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : femmes, homme, liberté, école, enfants, présidentielle, scolarité
02.02.2007
Je voudrais être un homme...
Le temps d'une journée ou deux, je voudrais être un homme pour :
- partir bosser sans culpabiliser alors que mes monstres ont la crève,
- téléphoner à ma femme depuis l'autre bout de l'Europe où je suis en voyage d'affaires, et ne pas lui dire :"Les enfants sont malades ! Ah, mais c'est du à quoi ?", mais "je pense à toi. Garde courage !"
- ne pas savoir mettre les machines de linge à laver sous prétexte que je risque de me planter dans le tri du linge,
- avoir une femme qui étend le linge à minuit car même en passant devant le linge mouillé, je suis incapable de penser que si je le laisse stagner là jusqu'au lendemain, il risque de sentir mauvais,
- ne pas avoir à faire des choix permanents entre carrière et enfants, job et famille,
- savoir juste faire cuire le riz et préparer de la purée mousseline (minimum de survie), et même râter la cuisson des lasagnes surgelées...,
- ne pas entendre mes enfants m'appeler à la première bosse, au premier bleu, préférant se ruer dans les jupons (qu'elle ne porte pas) de leur mère,
- avoir le temps ou le prendre sans culpabiliser d'ouvrir un bouquin,
- ne pas me taper la crise de préadododo de n°1, les coups de speed de n°2 et les caprices de princesse de n°3 à longueur de journée et de soirée,
- ne pas jouer les taxis, pour accompagner l'un au judo, l'autre chez un copain tout en subissant les reproches de Choupette qui rêve de faire du poney : "Mais quand, veux-tu que je t'y conduise !?",
- ne pas reprendre mes monstres tous les soirs pour leur tenue à table, parce que de toutes façons, quand je rentrerais ils auraient tous dîner et je n'aurais qu'une histoire à raconter, des confidences à écouter,
- ne pas courir après un rendez-vous qui a duré une peu plus longtemps que prévu, alors que les enfants sortent à 16h30,
- ne pas avoir à penser à soigner la smala : "trois cuillèrées à café pour toi ! Non pas 20 gouttes, mais 2 ! Arrêtes de tousser en prenant ton sirop, tu en mets partout !" et culpabiliser à mort si, quand tout le monde dort, je me souviens que j'ai oublié de mettre, à Choupette, du Vicks (qu'elle appelle "la crème pour les seins"),
- ne pas me soucier du bouton que je sens poindre sur ma joue alors que demain j'ai une réunion méga importante et que toutes les pétasses vont reluquer ce méga pustule d'un demi millimètre de large,
- ne pas avoir à faire le double d'un mec pour être reconnue dans l'univers politique,
- ne pas devoir être "une mère extraordinaire, une femme extraordinaire, une maîtresse extraordinaire, une bosseuse extraordinaire" ou... vouloir l'être (n'est-ce pas Cécile ? n'est-ce pas Carol ? n'est-ce pas Laurence ?)
Et vous ? Je suis peut-être "la seule siphonnée du trolley" à avoir envie de changer de sexe le temps d'un instant, histoire de voir... Tout en étant convaincue qu'alors je ne souhaiterais qu'une chose : retrouver ma peau de femme !
Psstttt : je voudrais aussi le temps d'une journée avoir... d'immenses jambes et être grande (euh... je mesure 156,5 cm).
20:40 Publié dans Parité : du concret ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : femme, homme, politique, parité
06.01.2007
Autrement...
En rangeant les décos de Noël (ras le pompon des aiguilles de ce beau sapin qui s'éparpillaient dans notre belle maison !), je réfléchissais... Et oui, mes quatre neuronnes passent parfois à l'action :o)) !
Je réfléchissais donc au paysage politique actuel. Pas au paysage politique national, mais local. Plus exactement aux candidats aux législatives, candidats confirmés ou potentiels...et ce à travers l'Hexagone.
Ces candidats, s'ils veulent devenir des élus du peuple, se doivent d'être le reflet de notre beau pays. J'entends par là que rien ne sert de pavoiser dans des réunions publiques, d'aller de cérémonies de voeux en inaugurations d'expos, si on garde un soupçon de distance avec les gens et d'hypocrisie.
A mes yeux, un candidat doit :
- aimer l'être humain dans toute sa complexité,
- aimer écouter l'autre,
- aimer parler à l'autre, de lui-même, mais surtout de l'autre,
- savoir parler comme l'autre, oublier le langage amphatique pour un parler "normal", simple,
- savoir parler élevage des vaches et nouvelle constitution avec naturel et simplicité,
autrement dit être un homme ou une femme proche des gens, comme les gens... qui ait le courage de ne pas faire de la démagogie et qui sache leur parler vrai, leur expliquer sans faire de marketing que notre beau pays ne va pas vraiment bien, qu'il est temps de se retourner les manches et de faire des réformes qui ne plairont certainement pas à tous.
En écrivant ces lignes trois personnalités politiques s'imposent à moi. Trois personnalités que l'on pourrait croire différentes mais si proches par leur enthousiasme, leur aisance et leur franchise. Trois personnalités reflets des habitants de notre beau pays : Simone Veil, Hervé Morin et l'incontournable Jean Lassalle !
19:15 Publié dans Politiquement... (in)correct ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : législatives, politique, candidats, femme, homme, Morin, Lassalle




