07.03.2008
8 mars ?

Demain, journée internationale de la femme. Dédiée par la France à Ingrid Bétancourt. Un symbole. Un soutien. A quand sa liberté ?
Demain, journée internationale de la femme. Polémique. Pourquoi une journée par an ?
Demain, journée internationale de la femme. Des femmes.
De ces femmes, qui, peut-être, en face de chez vous vivent l'angoisse au quotidien. Celle de ne savoir si elles pourront remplir l'assiette de leurs enfants à la fin du mois. Celle de devoir se taire sous les coups. Celle de cumuler échec sur échec dans leur recherche d'emploi, car ellles sont trop... trop de fois Maman, trop vieilles, trop diplômées... trop, quoi !
De ces femmes qui, loin de chez moi, envieraient ma vie, si elles pouvaient imaginer le confort, l'insouciance de l'occidentale que je suis, que nous sommes, même si nos journées ne riment pas toujours avec bonheur.
De ces femmes qui envieraient ma vie, si elles pouvaient imaginer qu'à l'autre bout de la planète d'autres femmes ne tremblent pas à tout heure avant de n'opter pour la résignation, à l'idée que leur enfant va mourir de faim ou va s'escrimer dans un champs de coton quinze heures par jour pour quelques pièces de monnaie par semaine...
23:27 Publié dans Politiquement... (in)correct ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : femme, journée, politique, international, nouveau centre, hervé morin, élections
12.02.2008
Du vécu
Une petite histoire si réaliste que vient de m'envoyer ma meilleure amie **
Un jour, un homme rentre du travail pour trouver le chaos qui règne à la maison.
Ses enfants, encore en pyjama, jouent dans la boue du jardin.
Sur le gazon, tout autour de la maison, il y a des cartons de repas congelés et des boîtes de jus de fruits par terre. Quand il entre dans la maison, c'est encore pire :
La vaisselle sale est éparpillée dans toute la cuisine, le repas du chien est renversé sur le sol, la vitre est brisée et traîne par terre sur une grande surface et il y a du sable par terre, sur la table de la cuisine et les meubles.
Dans la salle de séjour, il trouve des jouets, des vêtements et une lampe renversée.
A ce moment, l'homme a très peur qu'un malheur ait touché sa femme.
Il se précipite au second étage et là, stupéfait, il trouve sa femme encore en pyjama assise dans le lit en train de lire un livre.
Elle se retourne en souriant et lui demande :
- Comment était ta journée ?
- Mais que s'est-t-il passé ici aujourd'hui ?!?
Souriante...
- Tu sais, chaque jour en rentrant, tu me demandes ce que j'ai fait durant la journée et quand je réponds que je me suis occupée de la maison et des enfants... Tu me dis : "C'est tout ?" Eh bien, aujourd'hui, je n'ai rien fait !
** Merci Steph ! Le titre de l'histoire : pour les mères au foyer qui ne font rien...
21:55 Publié dans Lu pour vous | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : femme, enfant, famille, politique, nouveau centre, emploi, journée
28.09.2007
Une équipe
Ce soir, je suis à côté de la plaque.
Pas envie d'écrire. Juste de buller.
Les journées parlementaires du Nouveau Centre : un franc succès. Une journée riche en rencontres, en discussions, en échanges. Avec une réelle notion d'équipe. Sentiment d'appartenir à une famille, au début d'une belle et grande aventure, forte de ses valeurs d'humanisme, d'ouverture, de langage vrai, de ses valeurs européennes...
21:30 Publié dans Politiquement... (in)correct ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau centre, journée, parlementaire, assemblée, politique, femme
08.03.2007
Se battre pour qu’elles puissent dire : « la vie est belle ! »
8 mars, journée de la femme... Une notion désuète, certes, mais pas question de laisser passer l’occasion en tant que blogueuse citoyenne de parler des femmes. Et d’une femme en particulier... femme qui symbolise une partie du pourquoi de mon investissement dans un parti politique.
Michèle a quarante ans. Elle vit depuis sept ans dans une petite ville de l’Eure : Les Andelys. Plus exactement dans ce que certains aiment qualifier de quartier difficile : les tours du Levant. « Quand on loue ici, il est dur d’en sortir... »
Le parcours de Michèle n’est, hélas, pas unique. D’une fratrie de dix enfants, elle est abandonnée par sa mère dès l’âge de huit mois. Son père ? Elle ne le connaît pas. Placée par la DASS, elle «ne fera pas moins de neuf familles en deux ans. Faut être solide pour y résister ! Puis c’est le foyer. » Solide, Michèle l’est. A Pais, elle fera de la danse, bossera comme hôtesse d’accueil à la Maison de la radio...
Un mariage. Deux enfants. L’aîné a aujourd’hui 15 ans. Puis il y a Franck, 13 ans. Un petit homme qui est atteint du syndrome de Cornelia de Lange. Un syndrome rare : sa fréquence est de l'ordre de 1 pour 20 000 naissances. « Pour Franck, ce handicap rime essentiellement avec de gros problèmes de digestion, de vue, et de croissance mais peut tout affecter. » Le handicap de Franck est lourd à porter pour tous. « Mais il est trop génial ce petit mec ! »Le couple de Michèle se délite. Divorce. Elle quitte son confortable appartement parisien. « Dans les divorces se sont la plupart du temps les femmes qui doivent quitter le foyer, car elles n’ont pas assez de revenus pour assumer le loyer. » Hébergés six mois chez une amie. Six mois sans aucune allocation. Des assistantes sociales leur trouvent l’appartement dans lequel ils sont aujourd’hui. Michèle aura un troisième petit mec. Il a six ans.
Son appartement ? Un F3 que Michèle louerait plus de 400 euros sans l’APL, et ce même si les peintures des murs son écaillées (« pas le fric en ce moment pour les refaire, mais je vais y arriver ! »), même si elle angoisse chaque matin de retrouver sa vieille voiture (« pas assurée, mais je ne roule quasiment pas avec ») un peu plus abîmée « par des voyous qui ne sont pas du quartier ! », même si « ici on est loin de tout. Pas moyen d’aller bosser quand on ne peut pas prendre sa voiture. Il y a un bus à 7h25 pour aller à Evreux, à Vernon... mais aucun pour rentrer. Et l’Andelys bus coûte un euro. C’est vachement cher ! ».
« J’ai travaillé l’an dernier, donc mon APL a été réduite de 200 euros. Ce n’est pas rien ! Et cela n’incite pas vraiment les gens à se défoncer pour bosser... L’APL devrait être réduite immédiatement et non après que l’on ait travaillé. Aujourd’hui, je voudrais bien déménager. Je serais prioritaire car Franck, qui est scolarisé dans un IME aux Andelys est handicapé. Mais ayant été un moment endettée au niveau de mon loyer, je suis fichée, donc je dois rester là ! Finalement, ce quartier je l’aime bien. Il n’y a pas de racisme ici. Mais les femmes africaines sont plus solidaires que les européennes. Elles s’entraident pour les gardes d’enfants. Heureusement que mon petit dernier est facile à vivre et déluré. Il prend pension régulièrement chez telle ou telle famille africaine. Il adore leur cuisine. Moi, cela me dégage un peu de temps pour Franck, et lui cela lui permet de s’ouvrir à d’autres cultures...Mais, flutte, la municipalité ne fait pas grand-chose pour nous aider. Notre quartier est comme maudit à ses yeux ! »
Michèle ne veut pas se lamenter. Pas son style. Mais son quotidien n’est pas des plus faciles. Son deuxième fils ne peut se rendre seul à l’école. Elle doit l’accompagner ou se débrouiller pour qu’un adulte soit avec lui. Dès qu’il a besoin de voir un médecin, la fin du mois s’en ressent. « Mais entre les allocations familiales, mon chômage qui prend fin dans un mois, une pension alimentaire pas revue à la hausse depuis sept ans, j’ai trop d’argent pour avoir droit aux bons alimentaires. Avec un peu de sens de la débrouille, on y arrive quand même : j’ai repéré qu’un magasin de discount met dix jours à encaisser les chèques. Ca aide ! et là, c’était tellement la cata, que je suis allée au Secours Catholique. Ils ont été très chouette !»
Débrouillarde et volontaire, Michèle récupère des objets, des petits meubles, à droite, à gauche, dans les poubelles... Elle stocke tout dans son F3, répare, restaure, redécore avec ce qu’elle trouve dans les poubelles des magasins de bricolage et de déco, avec ce que certains commerçants lui donnent, puis revend en faisant du porte à porte. Elle a aujourd’hui un petit réseau d’acheteuses qui s’arrachent ses créations. « J’ai monté une association pour promouvoir le travail manuel et toute autre sorte de créations dans le quartier. Mais l’idée n’a pas vraiment pris. Les gens sont trop individualistes. Les instances ne suivent pas... Mon rêve ? Monter ma boite de déco d’objets, comme ce que je bricole actuellement... Une micro entreprise. Pour gagner de quoi nourrir mes enfants et leur assurer un quotidien décent. Il faut que j’y arrive ! Je n’ai pas le choix de toutes façons. En attendant je vais travailler quelques temps de nuit. J’ai une piste. L’aîné gardera les eux autres et je serai joignable sur mon portable en cas de problème. Heureusement pour moi, ils travaillent tous les trois bien à l’école. C’est un sacré réconfort. »
Quand j’ai rencontré Michèle, j’ai su que mon militantisme n’était pas absurde et ni égoïste. Je me bats pour une France plus juste, une France qui respecte chacun, une France qui donnera à ceux qui veulent s’en sortir les moyens de le faire. Je me bats pour que ces femmes puissent très bientôt dire, tout comme je le répète sans cesse à mes enfants, « la vie est belle ! ».
A lire également :
- L’inactivité des Françaises : un vrai gâchis ! - Un post que j'ai fait sur le blog de Pensez Libre
- 8 mars... sur le blog de Sophie, Déjà demain
07:00 Publié dans Blogueuses citoyennes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : femmes, journée, politique, élections, législatives, présidentielle, Bayrou



