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mazamet

  • A une vitesse sans nom

    Vendredi 3 juillet... déjà ! Ces douze derniers mois me semblent être passés à une vitesse sans nom. Et ce même si parfois, immobilisée avec mon genou en compote, j'ai trouvé le temps long... Une parenthèse qui m'a appris à regarder les choses autrement, à relativiser, à... Non ! Je ne vous mentirais pas en écrivant "à me zénifier"... Pourtant... Les heures succèdant aux heures, je me surprends à ne plus confondre grain de sable et montagne, vaguelette et tsunami...
    Mes trois petits monstres sont en vacances. Petits qui grandissent à vue d'oeil. Si vite ! J'avais peur de les voir mûrir, de les voir prendre peu à peu leur envol...
    Je me revois, il y a 10 ans, inscrire mon n°1 en Petite section de maternelle. Hier je l'inscrivais au lycée. Il a grillé quelques étapes, mais... le temps est passé à une vitesse sans nom.
    N°2 fera ses premiers pas en 6e en septembre prochain. Je souris en le revoyant gigoter comme un beau diable dans sa couveuse, débranchant tous les fils qui le reliaient aux alarmes. Le temps est passé à une vitesse sans nom.
    N°3, elle, poursuit ausi son petit bonhomme de chemin, ayant fait fî des craintes de son instit sur son passage de moyenne section en CP. Tête de pioche - bon sang ne saurait mentir, je sais -, elle sait maintenant lire, jouer avec les chiffres. Je ressents encore ce tout petit bout de femme, blottir sa toute petite tête au creux de mon cou pour s'endormir. Si petite. Le temps est passé à une vitesse sans nom !

    Le temps est passé à une vitesse sans nom... Il me faisait peur,ce temps qui filait. Aujourd'hui, je l'ai adopté. Je suis fière comme un coq une mère poule de ma couvée qui apprend à s'envoler. Je suis là pour les épauler, les accompagner... Et je suis fermement convaincue que là est le rôle d'une Maman*. Les aider tout en leur donnant, en leur montrant des limites, sans pour cela qu'ils renoncent à leurs rêves, oh, non ! Les aider en leur donnant les clés nécessaires à vivre leurs rêves les plus beaux, les plus fous.
    Et si les parents, tout en  se donnant les moyens d'écouter les rêves de leurs enfants, s'efforçaient de leur expliquer qu'il existe des devoirs et des droits, les gnouks n'auraient pas besoin d'un arrêté municipal pour arrêter de zoner le soir, comme à Mazamet. Je ne condamne pas l'équipe municipale  qui a dû décrêter un "couvre-feu" dans cette petite ville du Tarn pour les moins de 14 ans. Pas du tout ! Mais je trouve déplorable que les parents renoncent à leurs devoirs...

    * et d'un Papa aussi, bien sûr, mais comme c'est moi qui gribouille sur mon clavier...