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sdf

  • Avec le sourire

    Ce matin je me suis levée avec le sourire. Pourtant dehors rien n'est trop réjouissant... Dans la voiture, on chantait à tue-tête sur... :



     

    Oui, j'ose dire que la vie est belle... Ce n'est pas politiquement correct à l'heure où le Monde 2 publie un reportage sur les femmes SDF : un sans abri-sur trois est une femme... Ce n'est pas politiquement correct à l'heure où les instances décisionnaires doivent se prononcer sur "Européennes en solo ou en couple"... Ce n'est pas politiquement correct en période de crise...

    La vie est belle, même si dehors il pleut. La vie est belle : ma petite dernière, qui colmate devant "Les Aristochats", mettant le nez dans une boite de chewing-gum à la framboise, m'a dit émerveillée "Trop cool, la boite sent la boite!"... autrement dit le carton... La vie est belle : mon n°2, à l'heure du petit-déjeuner, m'a sauté dans les bras :"Maman, je t'aime !". La vie est belle : ce week-end je vais enfin prendre le temps de lire un papier intitulé : "Promis cette année, je ne me laisse pas déborder". La vie est belle : le feu ronfle dans la cheminée.

  • Une once de dignité

    Christine Boutin, ministre du logement, envisage de forcer les personnes sans-abri à venir dans un hébergement d'urgence en période de grand froid. Une initiative qui provoque un tollé chez les associations d'aide aux SDF.

    Et je comprends ces assos... Comment oser enlever aux SDF la liberté de choisir ? cette once de dignité qui leur reste de pouvoir choisir où ils veulent dormir ? Certes, ils sont nombreux à décéder par grand froid... mais... Mais que font leurs familles ? Pourquoi les laissent-elles vivre des mois, des années dehors sans chercher à les retrouver ? Pourquoi ne pas lancer une campagne de sensibilisation afin que chacun se sente concerné ? Se retrouver à la rue : cela peut arriver à chacun de nous. Du jour au lendemain.

    Notre égoïsme serait-il tel que nous ne voulons plus tendre la main aux membres de notre famille, à nos amis dans le besoin ?

    Que dire également des communes qui disposent de logements vides ? Que dire des milliers de mètres carrés inoccupés, gérées par de grosses entreprises ?

    Ces mots ne sont pas un appel à la révolte, à l'occupation des lieux... Non ! Juste à un peu plus d'humanité... Commençons par dire bonjour à nos voisins, par faire un sourire à ceux qui ont la rue pour toit...