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social

  • Couper les ailes

    "Je me demande si..." "On ne peut pas changer..." "C'est une institution..." "Je pense que ce projet est une usine à gaz." "Ce projet va demander un énorme investissement en temps." "Sur le plan juridique, nous ne pouvons prendre la responsabilité de..."

    L'art et la manière de couper les ailes, de casser l'enthousiasme... Surtout ne pas rompre la monotonie, le train-train habituel. Pas d'innovation. Pas d'initiatives... Surtout pas. Vivre au rythme installé depuis toujours. Sans bouleverser les habitudes...

    Voilà tout ce que je déteste ! Voilà tout ce qui me fait hurler et me rend, à proprement parler, malade ! Ecoeurée, un reste de migraine se baladant dans ma pauv' petite tête, je ne dois pas, pourtant, baisser les bras face à cette inertie ambiante. Continuer... mais avec quel soutien ? Avec quelle aide ? Seule ? Allez, il faut que j'y arrive ! Au moins pour ceux qui en auront besoin ! C'est pour eux que je me suis engagée dans une vie citoyenne. C'est pour eux que je dois trouver la force d'aller de l'avant !

  • ça fait peur...

    Ce soir, lors de la réunion du conseil municipal de mon village, j'ai osé émettre l'idée qu'un des logements municipaux vacant soit proposé en location avec un bail de trois mois maximum à des familles, des femmes en difficulté. A des personnes qui auraient besoin d'un toit provisoire, d'un toit de transition... J'ai fait peur ! Le social et l'humanisme font peur. Personne n'a dit "Non !" d'une manière catégorique. Mais les "on verra ça plus tard !", "on pourra y penser mais il faut être sûr du locataire..." m'ont fait réalisé à quel point s'occuper de l'autre, de ceux en difficulté fait peur.
    Et ces personnes qui ont peur me font peur... Sont-elles le reflet de la société française ? De gauche comme de droite, toutes me semblaient avoir le même point de vue... Moi, qui clame haut et fort mon appartenance au centre droit serais-je la seule à me préoccuper des problèmes sociaux, des problèmes de base que peuvent rencontrer des habitants de mon village ? Je n'ose l'imaginer... Et je ne laisserai pas tomber mon idée. Mieux vaut louer une maison à bas prix que de la laisser vide... Encore un combat à l'horizon...

    Des derniers jours passés, je ne garde que l'image d'un ring de boxe. Se battre. Toujours et encore. Pour des voix. Pour grappiller un instant de vie en famille. Pour trouver le temps de partager un fou rire avec ma tribu et le correspondant anglais de n°1. Pour un dossier à la con qui n'avance pas comme je le souhaiterais. Pour trouver un plombier réactif et dispo. Pour joindre par téléphone un éternel injoignable... Un ring de boxe qui parfois m'amène à me poser mille questions. Pourquoi ? Pourquoi ce mandat ? Pourquoi ce travail ? Pourquoi me compliquer la vie ? Pourquoi passer tant d'heures devant cet écran ingrat qui ne me dira jamais "arrête de bosser... tu fais exploser le compteur des heures sup !" ? Je ne sais que répondre. Peut-être suis-je simplement passionnée et consciencieuse ? Trop ? Ou plus justement - et sans aucun doute -, tout simplement "un peu conne" !!!