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tempête

  • Avis de tempête...

    Je l'attends... depuis hier.

    Après avoir reçu ce mail, hier en début d'après-midi: "La dépression creuse à 976 hpa à l'approche des terres et se dirige directement sur vous. 976... c'est très creux ... Sa forme (en escargot) me permet de vous conseiller de fermer vos volets, d'arrimer tout ce qui pourrait voler dans votre jardin, et d'attendre patiemment que ça passe. Le phénomène devrait être progressif (contrairement à Klauss) et toucher selon moi les cotes bretonnes et normandes dans la nuit de lundi. Le pic est prévu pour mardi matin.
    Nous...nous serons apparemment épargné, cette fois.
    Tout ce que je souhaite, c'est de me tromper (ce qui est possible) et que vous ne connaissiez pas ce que l'on a connu. Surveillez donc bien la météo ces jours- ci, s'ils n'émettent pas de bulletin, pas de raison de s'inquiéter."

    Son auteur ? Mon frère,
    le landais des Landes, calé en météo !

    Je l'attends... depuis hier. Nous avons commencé à tout ranger. Tout à l'heure, je continuerai. Certains sourient de mes craintes. Peu m'importe ! je ressens au plus profond de moi ce déchainement des forces de la nature à venir. Je suis à l'écoute de la Terre, de notre Terre. Dehors, depuis ce matin, les oiseaux semblent avoir déserté mon jardin. Seuls les plus gourmands - ou les plus téméraires ? - osent venir picorer les graines que nous leur donnons durant l'hiver. Etrange... Ce soir, j'irai chercher ma tribu. Nous nous calfeutrerons. Nous attendrons... Il est des moments où j'ai envie de hurler à chacun qu'il est grand temps que nous ayons tous une conscience écolo... écolo-citoyenne même !
    A chacun de nous de respecter la Terre, même par de tous petits gestes... A chacun de nous de transmettre le respect de notre Terre à nos enfants. Pour qu'ils puissent transmettre, à leur tour, à nos petits-enfants, une Terre belle et sereine...

  • Pour la paix des hommes - témoignage

    Je viens de recevoir un mail que je VEUX partager avec tous. Celui de l'un de mes "petits" frères. Petit Frère pour lequel j'ai tremblé... :

    Ceci est le témoignage d'un phénomène naturel auquel j'ai assisté dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier 2009. Celui-ci fut suffisamment exceptionnel pour qu'il soit nécessaire d'en relater les principaux faits. Il constitue selon moi un avertissement sévère et autoritaire qu'il serait judicieux d'entendre.

    La soirée s'annonçait douce dans le sud des Landes. Il faisait chaud, curieusement chaud pour un soir d'hiver. La futaie immobile laissait passer le bruit des vagues. Une houle hivernale déferlait comme à l'accoutumée sur le flanc des dunes. Un étrange silence enrobait le paysage et les pins, pilastres occitans, veillaient comme de bons gardiens à la tranquillité des lieux. La faune, étrangement absente, semblait avoir brutalement évacué les sous-bois.
    Chacun avec l'arrivée de l'obscurité vaquait à ses dernières occupations quotidiennes, et chacun se préparait à s'enfoncer paisiblement dans la nuit. Chacun s'apprêtait à plonger dans un rêve singulier sans se douter qu'au milieu du songe, surgirait de l'océan le plus inattendu des invités, le plus cruel  des fantômes, le plus terrible des spectres. Il arriva brutalement, sans prévenir, en un seul jet continu et mue par une force considérable, comme un troupeau d'animaux  jetés au galop. Il rasa tout sur son passage.

    Image 1.PNGA quatre heure du matin, précisément un souffle rauque pénétra soudain la forêt.
    Il ne s'agissait pas du bruit du vent, il s'agissait d'autre chose, d'un phénomène indescriptible et terriblement angoissant.  Il s'agissait d'un cri,
    d'un hurlement. On eut dit d'abord qu'une déferlante plus puissante que les autres et infiniment plus grosse s'abattait sur nous. On entendit le bois plier, les arbres craquer sous la pression du vent, puis les branches battre comme si les pins, devenus fous, lançaient leurs  longs bras dans le vide pour s'agripper au vide avant que de tomber. Ils succombaient sous l'assaut brutal, et lorsqu'une bourrasque s'abattait sur le sol, nous paraissant plus effrayante que la précédente, elle n'était qu'une prémisse à la suivante plus monstrueuse, plus gorgée d'énergie, plus assoiffée. La vie, plaquée au sol, écrasée, gémissait.

    Image 2.PNGNous  attendions l'instant ultime où le vent aurait atteint la force nécessaire pour nous emporter tels des fétus de paille. Fort heureusement il n'a jamais atteint cette vitesse bien qu'il l'ait frôlé souvent. Oui ! Oh oui ! Nous avons bien cru que rien n'arrêterait la bête immonde. Chaque salve tombait comme un éclair chargée de feu et tournoyait ivre dans l'air. La mer, gonflée elle aussi, martelait méthodiquement le pavé et faisait résonner ses tambours.  La nuit sourde était devenue lumineuse. et nous avons compris.
    Au petit matin, hagards, nous avons constaté les dégâts. Autour de nous, mutilée, suppliciée, la forêt comme un soldat vaincu offrait ses plaies béantes.
    J'ai vu dans son regard un oil accusateur, et je ne saurais dire alors quel sentiment exact s'empara de moi et se mélangea à la peur, mais je crois bien, trois jours après, qu'il s'agissait d'un sentiment de culpabilité.
    Puisse ce phénomène ne jamais se reproduire, pour la paix des hommes.

    Pierre-Axel
    Labenne, sud landes.
    27/01/09