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  • Pour un Tibet Libre !

    583063939.jpgSTRASBOURG, 12 mars 2009 (AFP) - Les députés européens ont demandé jeudi à Pékin de renouer le dialogue sur une "autonomie réelle" du Tibet, à l'occasion du 50e anniversaire du départ en exil en Inde du dalaï lama, et au lendemain de l'adoption d'un texte similaire par la Chambre des représentants américaine.

    Dans un hémicycle où de nombreux eurodéputés ont arboré ces derniers jours un drapeau tibétain, le Parlement a adopté, par 338 voix contre 131 et 14 abstentions, un texte qui "prie instamment le gouvernement chinois de considérer le mémorandum sur une autonomie réelle pour le peuple tibétain, présenté en novembre 2008, comme une base de discussion sur le fond".

    Les eurodéputés demandent aussi aux 27 Etats membres de l'UE de faire une déclaration demandant à Pékin "l'ouverture d'un dialogue constructif" et mentionnant explicitement ce mémorandum.

    Présenté en novembre 2008 aux autorités chinoises par les émissaires du dalaï lama, ce mémorandum a été rejeté par Pékin qui le considère comme une remise en question de l'intégrité territoriale chinoise.

    La commissaire européenne aux Affaires étrangères, Benita Ferrero-Waldner, a regretté, lors d'un débat, le fait que les discussions en 2008 entre Pékin et les émissaires du dalaï lama n'aient "pas apporté de résultats substantiels".

    Elle a rappelé elle aussi "la nécessité pour les deux parties de reprendre rapidement le dialogue", soulignant qu'il s'agissait du "meilleur moyen d'éviter la frustration et la violence chez les jeunes Tibétains".

    Le vote du Parlement européen intervient peu après des protestations de Pékin contre l'adoption par la Chambre des représentants américaine d'une autre résolution de soutien au Tibet.

    Invité en marge de la session du Parlement à Strasbourg, le représentant à Bruxelles du dalaï lama, Tashi Wangdi, avait appelé mardi les journalistes à faire pression sur Pékin pour obtenir le droit d'aller librement au Tibet.

    Un appel relayé par les eurodéputés qui demandent le libre accès au Tibet aux médias étrangers et aux observateurs indépendants.

    Les journalistes étrangers ne peuvent pas se rendre librement dans la région autonome du Tibet.

    Cependant, selon les règles en vigueur depuis deux ans, ils sont autorisés à circuler normalement dans les régions tibétaines proches.

    Mais, ces derniers jours, de nombreux journalistes étrangers ont rencontré les mêmes difficultés dans ces zones, ce qui a suscité des protestations du Club des correspondants étrangers de Chine et de groupes de défense des droits de l'Homme.

    Les relations entre l'UE et la Chine avaient été mises à mal en décembre par la rencontre entre le chef spirituel des bouddhistes tibétains et le président français Nicolas Sarkozy, qui assumait alors la présidence tournante de l'UE. Pékin avait alors annulé le sommet UE-Chine prévu à Lyon.

    En janvier, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a effectué une tournée d'apaisement en Europe, en évitant soigneusement de faire escale à Paris.