Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vie quotidienne

  • Ok, ok, je vois...


    Attendre ? Non ! Agir, faire, bouger pour faire bouger....

    Et autant vous le dire chez nous ça bouge, ça swingue même... Si vite que parfois je n'arrive plus à suivre... Dès l'aube (pas rose comme dans la poésie que Madeleine a révisée ce matin dans la voiture !), la journée débute sur les chapeaux de roues. Je découvre avec stupeur que Colin, mon n°2, a zappé - volontairement ? - la révision de sa leçon de géo. Baptiste, mon adododo, lui, ne pense qu'à une chose : son look... Au diable, le respect de l'ordre instauré dans notre maison. Oublié le coup de  main qu'il doit donner le matin.
    - Baptiste, je crois que tu as oublié de...
    - Ah ouaih... Ok,ok, je vois !
    - Je suis ta Maman et non ta copine de classe, peux-tu changer de ton, s'il te plait ?
    - Ok, ok, je vois !
    Ras le bol des ok ! Mon petit grand - qui n'a que 13 ans et un cerveau trop bien fait - est en plein dans la fameuse crise d'adolescence ! Ne pas craquer... Rester zen et conserver le dialogue : certes, je sais que c'est ce qu'il faut faire. Mais entre la théorie et la pratique, il y a comme un fossé, voir un gouffre... lol

    Ok, ok, je vois tout à fait ce qu'il faut faire, je le conçois, mais... parfois, souvent même, m'assaillent des envies de hurler (H.U.R.L.E.R comme me l'a épellé dans la voiture ma n°3 ce matin... en ajoutant une petite touche personnelle : "comme Maman quand elle n'est pas du tout contente et que les garçons font n'importe quoi !". Ce à quoi, n°2 a répliqué : "Toi aussi tu sais la faire hurler !" Douce ambiance de fraternité...) !
    HURLER : c'est vrai que cela fait du bien, mais cela ne sert pas à grand chose... Je le sais ! Il faut que je prenne de bonnes résolutions et que j'opte plutôt pour un travail de longue haleine, un travail de terrain à l'image de celui que l'on pratique en politique... Car je sais qu'hurler ce n'est pas se faire entendre !

  • Oui, je suis une grande gueule !

    Oui, je suis une grande gueule ! Oui, je hurle tout le temps ! Et j'assume...

    poisson.jpgQue le premier crétin qui me critique encore une fois à ce sujet aille... (la correction et la bienséance m'empêchent de terminer cette phrase qui vient pourtant du coeur !) !!!!!!!

    Pourquoi cette soudaine revendication ?

    J'ai nombre de fois entendu des "Tu gueules tout le temps", "Tu n'arrêtes pas de hurler après tes enfants"... Et bien la nuit dernière j'ai eu la preuve qu'entraîner mes cordes vocales à longueur d'année était pour le moins utile...

    Dormant le fenêtre de notre chambre ouverte - non à cause des chaleurs tropicales qui semblent avoir définitivement déserté notre belle Normandie, mais parce que c'est l'été, donc... on dort les fenêtres ouverts ! -, j'entends notre portail grincer (vive nos emplois du temps surchargés qui nous ont fait zapper l'huile sur les gonds de ce foutu portail). Puis des pas sur les graviers. Puis des bruits provenant de nos voitures qui dorment à la belle étoile. J'ouvre délicatement les volets. Et je crie comme une folle furieuse "Au voleur !", réveillant par là même Cher et Tendre au sommeil de plomb, et Choupinette qui pointe son nez en demandant "Maman, où sont les voleurs ? Où ?".

    Au son de ma douce voix, cinq énergumènes détalent comme des lapins. Ils avaient bien l'intention d'embarquer ma p'tite voiture et de visiter notre maison, comme ils l'ont fait quelques instants plus tôt chez des voisins - qui n'ont rien entendu (c'est à se demander si le sommeil du juste a du bon !!!).

    Forte de cette expérience, je peux désormais revendiquer en toute impunité appartenir à la caste des "gueuleuses comme une marchande de poisson" ou des "grandes gueules" !

    Allez, je vous dis tout... Mes monstres m'ont avoué cet après-midi : "Maman, en criant tu fais bien peur aux voleurs, mais... nous, quand tu cries, on n'a pas peur !"

    Et toute grande gueule que je suis, rétrospectivement, je vous l'avoue, j'ai franchement eu le trouillomètre à zéro... d'où sans doute le volume si intense... et ma gorge toujours en feu ce soir ;o))